J'ai écrit un livre

Au cas où vous feriez partie des 8 êtres humains sur Terre qui ont la chance d'avoir réussi à ne pas encore avoir eu droit à mes monologues surexcités à ce sujet :

Aujourd'hui sort mon premier roman.
(Oui, je le mets en gras, c'est important).

Il s'intitule Les Déviantes, est désormais disponible dans toutes les bonnes librairies (avec les autres romans de la rentrée littéraire ou bien à commander) et partout sur l'Internet mondial, et possède environ, en toute objectivité, la plus belle couverture de l'univers :

Fidèle à moi-même, j'avais envie de vous en parler ici, parce qu'en tant que personne qui vous parle depuis plus de six ans (!) de livres sous toutes leurs formes, il m'aurait été étrange de laisser ce roman être publié sans en dire un mot sur ce blog.
Ce n'est pas une chronique à proprement parler, ni une auto-interview, mais une forme de présentation, un peu poussée, très sincère, et éminemment passionnée, d'un texte au rôle assez unique dans ma petite existence de tout juste vingt ans.

Ça parle de quoi ? 

Si on le veut le dire de façon très rapide et forcément très incomplète, dans un premier temps, Les Déviantes parle de cancer, celui dont est atteinte l'héroïne, Anastasia, à même pas 30 ans. Jusqu'alors cadre très prometteuse dans une entreprise du genre tentaculaire, la jeune femme se retrouve tout à coup démunie, comme dégradée, toute seule face à des choix de vie dont elle réalise soudain combien ils lui ressemblent peu, ou combien, en tout cas, il lui est encore possible de choisir de les dépasser. C'est cette histoire-là, de dépassement, de transformation et d'accomplissement que j'ai voulu raconter, la façon dont Anastasia croit se perdre, pour finalement se retrouver, aussi et surtout grâce à la présence de deux autres femmes de son entourage. La première s'appelle Iris, a son âge, et s'est un peu éloignée d'elle depuis qu'elle s'est fiancée au copain qui l'accompagne depuis près de douze ans, et la seconde n'est autre que sa demi-soeur Lolita, qui s'apprête à passer son bac, et n'a justement pas la moindre idée de ce à quoi elle est censée avoir envie que sa vie ressemble. Toutes trois se rejoignent dans leur soif d'ailleurs, de dépassement, de bonheur, mais autrement. Toutes trois étouffent sous les injonctions de leur entourage, conseils, normes et autres recommandations qui ne les ont jamais poussées qu'à se perdre. Toutes trois ont conscience du fait que chasser l'absolu ne les mènera pas bien loin. Mais face à ce constat, il leur reste une option, la plus belle, la plus libératrice. 
Avancer.
Ensemble.
A trois, avec leurs tâtonnements, leurs hésitations et leurs envies.
Voir ce qui leur arrivera.
Et se libérer, enfin.

En gros, c'est ça.
Une histoire de maladie, certes, mais aussi de femmes, de sororité, de ras-le-bol, de révolte, de dénonciation, de lutte contre les formes les plus vicieuses (parce que normalisées et banales) de sexisme, de validisme et autres joyeuses oppressions en -isme, de douceur et de bienveillance.

Et ce roman, il représente quoi ? 

Aussi cliché que ça puisse paraître : le rêve de toute une vie. Pour faire simple.

C'est aussi, en quelque sorte, le concentré de tout ce qui me touche et m'inspire : une histoire de marginalité et de maladie, d'indépendance et d'audace, de solidarité et d'empathie. J'y ai insufflé ce qu'on retrouve dans à peu près tout ce que j'écris, à savoir des personnages un peu abîmés par la vie, ou en tout cas plongés dans un moment déterminant de leurs existences, un seuil, un passage, une épreuve, et qui vont parvenir à toucher à nouveau à l'apaisement et à l'espoir à travers tout un processus de reconstruction, de partage et d'entraide.

Voilà.

C'est à peu près ça, l'esprit.

Ce qui correspond plutôt bien à ma philosophie de la vie.
En plus de ça, si vous lisez ce livre, vous constaterez même la présence de quelques jeux de mots (je n'ai pas résisté).

Et avant de vous laisser...

Je voudrais dire ici, une fois de plus, toute ma reconnaissance envers l'équipe éditoriale de Belfond, depuis Pauline et Céline, mes éditrices, qui ont été d'une aide infiniment précieuse à toutes les étapes de fabrication du livre, jusqu'à celles que j'ai rencontrées plus tard, Clémentine, Angélique, Diane ou Sarah, et qui contribuent chacune à leur façon à toucher le plus de lecteurs et lectrices possible, en passant par Cyril pour ses correction, Anton pour sa splendide couverture et toutes les éminences grises que je n'ai jamais vues en chair et en os mais dont je sais qu'elles ont participé à cette formidable aventure.

Un infinimilliard de mercis aux libraires, blogueuses, blogueurs et journalistes qui m'ont déjà écrit de magnifiques chroniques, messages et autres critiques. Vous avez bercé ces dernières semaines d'un incroyable sentiment d'impatience, de validation et de joie, et vous m'avez fait me sentir merveilleusement accueillie dans le grand monde de la littérature.
Merci enfin à vous, lecteurs et lectrices qui me suivez sur ce blog, en espérant que je saurai vous toucher autant à travers les Déviantes qu'à travers toutes mes recommandations livresques et autres boutades. 

Si vous avez envie de me parler du livre, de me dire des choses gentilles ou simplement de m'envoyer un mauvais jeu de mots, n'hésitez surtout pas à m'écrire à mlle.bouquine@gmail.com, ou alors à me contacter sur Twitter (@capudelattre) ou Instagram (capu_delattre). Plein de bisous. Je vous aime fort.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

U4 – Koridwen d'Yves Grevet — Chronique n°120

20 livres pour mes 20 ans [Littératurpitudes]

Le Pays des Autres de Leïla Slimani - Chronique n°520

La Commode aux tiroirs de couleur d'Olivia Ruiz - Chronique n°525