La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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mercredi 30 septembre 2015

Nouveau rendez-vous !

Bonjour à tous ! 

Ma partenaire Tess du blog Les Lectures de Tess et moi avons eu l'idée de créer un nouveau rendez-vous, dont le principe serait de choisir un mot ou une expression chaque mois, et de lire dans le courant du mois un livre en rapport avec ce thème – ce qui semble plutôt logique
Comme nous sommes extrêmement aimables, philanthropes et ouvertes au monde, nous vous invitons tous autant que vous êtes à nous rejoindre chaque mois !

Petit problème, malgré nos cerveaux brillants, nous n'avons toujours pas trouvé de nom pour ce rendez-vous inexistant pour l'instant, et nous sommes très ouvertes à vos propositions... Alors n'hésitez pas à partager vos idées ! 
Pitié. Aidez-nous. Nous sommes seules.

On se retrouve très bientôt pour l'annonce du premier thème !

lundi 28 septembre 2015

7 secondes de Tom Easton — Chronique n°126

Titre : 7 secondes
Auteur : Tom Easton
Genre : Dystopie
Éditions : Lumen
Nombre de pages : 369
Résumé : Mila vit dans un monde divisé entre, d’un côté, un continent ravagé par la guerre et, de l’autre, les Îles, enclave idyllique où, grâce à un téléphone placé dans son crâne, chacun enregistre la moindre minute de sa vie et peut choisir de la diffuser à ses abonnés. Fuyant une vie de violence et de pauvreté, la jeune fille est capturée alors qu’elle cherche à s’introduire dans ce paradis. Mais lorsque le gouvernement entreprend de lui implanter à son tour un téléphone, ils découvrent un appareil inconnu, potentiellement dangereux, dans son crâne. Une véritable chasse à l’homme commence : pour sauver sa vie, Mila ne dispose que de sept précieuses secondes d’avance sur ses poursuivants – le décalage entre la réalité et sa retransmission…

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7 secondes me faisait très envie, tout d'abord parce que je suis une inconditionnelle des dystopies – même s'il est vrai que je trouve les livres de ce genre de moins en moins originaux, voire lassants –, et ensuite parce qu'il a fait pas mal de bruit sur la blogosphère, ces derniers temps. Ayant eu l'occasion de le remporter grâce à une chasse au trésor des éditions Lumen, j'ai très vite commencé à le lire, et même s'il n'a pas fait long feu entre mes mains, j'avoue être mitigée...

Pour faire simple – du moins vais-je essayer de faire simple –, Mila est une jeune fille originaire d'un pays extrêmement pauvre, qui parvient après de nombreuses péripéties à atteindre le Premier Monde, un pays tellement riche que ses habitants n'ont pas à travailler s'ils n'en ressentent pas l'envie. Après avoir lutté pour avoir le droit d'y vivre, elle se fait finalement implanter le téléphone multi-fonctions que chaque citoyen se doit de posséder pour vivre. Mais lors de la procédure, on découvre un appareil ressemblant fortement à une bombe dans son cerveau... Une vraie course-poursuite commence alors, dans laquelle Mila a pour unique avantage les sept secondes que sa retransmission met pour parvenir à ses traqueurs...

On se doute naturellement qu'une immense partie du livre consiste en une longue et périlleuse traque, ce qui a priori me faisait plutôt envie, mais ici, j'ai été surtout lassée par le rythme saccadé et inégal, souvent trop rapide, mais parfois avec des passages très répétitifs. Le récit est entrecoupé de flashs-back pas assez bien situés dans le temps à mon goût, et pas non plus assez clairs pour mon pauvre petit cerveau malingre. 

Je n'ai pas réussi non plus à m'attacher aux personnages, qui auraient mérité d'être beaucoup plus fouillés... Mila est celle que l'on connaît le mieux, mais elle semblait parfois assez froide, calculatrice, et j'aurais aimé avoir un aperçu plus précis de ses émotions. Il en est de même pour Adam, dont je suis certaine qu'il avait beaucoup de potentiel, ou pour Clara.

Et puis, le coup du "ma vie est sauvée in extremis, quel miracle que je me sois décalée d'un centimètre à la dernière seconde / que j'aie repéré cet élément / que j'aie fait une petite cascade hollywoodienne parfaitement maîtrisée, évitant ainsi une mort certaine !"... D'accord, je l'accepte, je l'apprécie même, une fois. Deux, à la rigueur. Une héroïne peut être extrêmement chanceuse ou intuitive. Mais là...

Le tout reste tout de même distrayant, et dans l'ensemble, j'ai passé un moment plutôt agréable, même si je ne garderai sans doute pas un souvenir inoubliable de cette lecture. L'écriture est très efficace, l'histoire prenante malgré tout, et les informations sur l'univers de Mila sont délivrées au compte-gouttes, ce qui nous donne envie de poursuivre notre lecture dès le départ. Je n'ai d'ailleurs dû terminer ce livre qu'en une ou deux soirées !

J'ai par ailleurs été très agréablement surprise par la narration à la troisième personne, qui était ici un choix très judicieux, puisqu'elle permettait de suivre les points de vue de plusieurs personnages très différents. On se sent certainement un peu moins proche de Mila que si elle avait été la narratrice, mais ce n'est pas une déception pour ma part.

L'univers est passionnant à découvrir, avec quelques points minimes déjà-vus, mais globalement une très bonne idée plutôt bien développée. Ce monde horrifiant nous convainc très rapidement, et j'ai vraiment aimé les questions sous-jacentes que l'auteur pose à propos des migrants et de leur intégration, du racisme, de la pauvreté... Sans doute ce que j'ai préféré !

La fin est plutôt originale pour une dystopie, bien qu'un peu trop abrupte. J'apprécie cependant le fait qu'il s'agisse d'un one-shot, et cette conclusion permet tout de même de conclure assez joliment cette histoire, qui m'a un peu déçue, mais qui m'a tout de même divertie et intéressée.

Mais ce qui m'a le plus dérangée dans ce livre est sans aucun doute l'abomination, la terrible erreur, le cataclysme que l'on découvre avec effarement, page 127. Je vous laisse juger.

"Elle s'était choisi une tenue neutre, pratique. Un haut marron, des leggings et une jupe ample qui ne la gênerait pas dans ses mouvements."

Mila, non... Pitié... pas ça... A-t-on déjà vu pareil fashion faux-pas ?

Note attribuée : 6/10 : un livre plutôt agréable à lire... mais ce n'est pas la panacée non plus. De bons éléments, et dans l'ensemble, une histoire qui fonctionne bien, mais j'ai été trop agacée par l'impression de fouillis que j'ai pu avoir, les flashs-back imprécis et les personnages pas assez creusés. 




C'est Lundi, que lisez-vous ? [17]

C'est Lundi, que lisez-vous ?




Rendez-vous créé par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane

Ce que j'ai lu la semaine dernière...


Une très bonne semaine de lecture, avec trois livres lus, dont un quasi-coup de cœur ! Je me fais petit à petit au rythme des cours, même s'il est vrai qu'avec la rentrée, j'ai beaucoup moins de temps pour lire et pour écrire des chroniques – oui, en même temps, cela paraît logique.
Broadway Limited de Malika Ferdjoukh : un roman que j'ai lentement savouré – très lentement même – et que j'ai a-do-ré. Il n'est d'ailleurs pas passé loin du coup de cœur, le seul reproche que je pourrais lui faire est le trop grand nombre de personnages qui m'a dans un premier temps déstabilisée – mais bon, je dois avoir des capacités mentales réduites. Ça doit être lié à ma couleur de cheveux.
7 secondes de Tom Easton : un roman qui ne m'a pas transportée et dont j'attendais plus. Le rythme était souvent trop rapide, avec des passages répétitifs qui m'ont ennuyée. L'idée de départ était bonne et alléchante, et certains passages étaient très intéressants, mais je ne suis malheureusement pas entièrement convaincue.
Les Raisins de la Colère de John Steinbeck : après avoir avalé les 200 premières pages très rapidement, puis légèrement peiné sur les 100 suivantes, j'ai littéralement englouti les 349 pages restantes, à mon immense stupéfaction... Et j'ai vraiment adoré ! J'avais peur d'un manque de fluidité, de trop longues descriptions... Et il n'en a rien été – malgré le passage du milieu plus difficile.

Ce que je suis en train de lire... 
U4 – Jules de Carole Trébor : je l'ai pratiquement terminé, et j'ai adoré, – comme pour tous les autres romans de cette série – même s'il ne s'agit pas de mon tome préféré. Jules était un personnage très touchant et très sympathique que je ne m'attendais pas à apprécier autant !
D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan : là encore, je suis bien avancée, et là encore, j'adore ! Un thriller psychologique d'une intensité rare, avec en prime de jolies réflexions sur la création littéraire, entre autres...

Ce que je lirai ensuite...
U4 – Stéphane de Vincent Villeminot : assez logiquement, pour conclure – j'espère en beauté ! – ma découverte jusque-là excellente de la saga U4.

Et ensuite, j'avoue que cela reste très vague dans mon petit esprit diminué de blonde, j'espère avant tout avoir le temps de terminer toutes mes lectures en cours, et de ne pas couler avec la semaine de travail qui s'annonce assez dramatique – je sais que ma disparition serait une perte impossible à surmonter pour vous, ô chers lecteurs. Ne vous inquiétez pas, je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour rester en vie.

Je lirai probablement cela (il serait temps) : 
All the Bright Places de Jennifer Niven : cela fait une éternité que je dois le lire, et je ne l'ai toujours pas commencé. Je suis si mauvaise.

Ou encore cela, parce que je viens de voir le film Everest, et que j'ai été très impressionnée, je dirais même subjuguée, par cette histoire, dont je veux en savoir plus : 
Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer : le témoignage un journaliste qui faisait partie de la tragique expédition du 10 mai 1996, avec pour objectif le sommet du mont... Everest – je sais, je sais, c'est un scoop.

Oui oui, je possède la bonne vieille édition de 96 avec design vintage et titre lyrique, ressorti de la bibliothèque familiale par ma génitrice, que je remercie au passage.

Et l'affiche du film, que j'ai personnellement adoré ! Il retrace une histoire vraie absolument abominable, qui m'a même arraché quelques larmes – c'est dire. Allez le voir, vous passerez un excellent moment – et je ne vous jugerai pas si vous vous cachez les yeux avec les mains, je l'ai personnellement fait un bon nombre de fois.
Oui, je sors complètement du thème du "C'est Lundi, que lisez-vous ?". Mais c'est mon blog. J'écris donc mes articles à ma guise.

Sur ce, bonne semaine à tous – et navrée pour mon bavardage intempestif !


mercredi 23 septembre 2015

La Fille de la Ville de Boris Lanneau — Chronique n°125

Titre : La Fille de la Ville
Auteur : Boris Lanneau
Genre : Contemporain
Éditions : Sarbacane (collection Exprim')
Nombre de pages : 293
Résumé : Il y a Attila, le chef ; Dolby, le petit gros ; Dudu, qui conduit la 2-Chevaux. Le quatrième, fou et footeux, c’est Jmenba. Et le dernier, Rouge-Gorge, le poète.
Cinq gars de la campagne, avec une 2-Chevaux et des rêves de fille de la ville – cette fille incroyable qui les a tous éblouis l’été dernier. Il paraît qu’elle revient le mois prochain. Tous veulent la conquérir, bien sûr…
… mais suite à une chasse au lièvre à fond la caisse, tout tombe à l’eau : la 2-Chevaux et les rêves. Heureusement, l’Équipe n’a pas dit son dernier mot !

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Je remercie les éditions Sarbacane et Charlène pour cet envoi !

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Ce roman me tentait bien pour son résumé, j'espérais une grande bouffée de fraîcheur et surtout beaucoup d'humour. Si je n'ai pas accroché autant que je l'aurais voulu, j'ai tout de même passé un moment plutôt agréable en compagnie de l'Équipe... mais avec des hauts et des bas.

Je pense que le principal élément à m'avoir déstabilisée est l'écriture de l'auteur, extrêmement familière et particulière. La plupart des auteurs de la collection Exprim' ont tous un style plutôt oral assez similaire, mais ici, la familiarité était poussée à son extrême,  et j'avoue avoir parfois été perdue par la trop grande rapidité des événements, et il m'est même arrivé de lire plusieurs pages de suite sans vraiment comprendre ce qu'il se passait.

Les personnages, principaux ou secondaires, sont très nombreux, voire trop. De plus, l'auteur alterne en permanence entre leurs points de vue, et j'ai eu énormément de mal à me souvenir du nom de la mère d'untel, ou du meilleur ami d'un autre... Je n'ai malheureusement pas accroché aux personnages principaux, qui m'ont au mieux laissée indifférente, au pire agacée ou mise mal à l'aise.
L'histoire ne m'a pas non plus transportée, ne voyant pas vraiment où l'auteur voulait nous mener, et m'attendant certainement à autre chose.

En fait, je pensais que tout allait être centré sur la fameuse Fille de la Ville, m'attendant peut-être à une ou plusieurs romances, mais en réalité, le principal enjeu du roman est de retrouver la 2CV perdue par l'Équipe au tout début du roman, et de décrire et faire vivre un village de province. Quelques-uns des portraits brossés sont d'ailleurs assez émouvants, en particulier ceux qui concernaient les parents des héros.

Certains passages m'ont cependant beaucoup plu, notamment la castration du maïs, un moment assez épique, ou la toute première scène... 
Le livre se lit tout de même très rapidement, et l'intrigue se déroule sur des chapeaux de roue. Même moi qui ai eu du mal avec l'histoire ai terminé ce livre en l'espace de vingt-quatre heures !

Note attribuée : 5,5/10 : une lecture assez mitigée, mais dont certains passages me laissent tout de même un bon souvenir, et dont je pense qu'elle pourra plaire à d'autres lecteurs que moi, notamment pour son humour et pour son ton enlevé.

lundi 21 septembre 2015

C'est Lundi, que lisez-vous ? [16]


C'est Lundi, que lisez-vous ?




Rendez-vous créé par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane

Ce que j'ai lu la semaine dernière...

Une bonne semaine de lecture, avec deux romans terminés, plus deux bien avancés, malgré un rythme de lecture haché, dû en énorme partie à mon travail qui s'accroît sournoisement. Mais j'en reparlerai en fin d'article.
U4 – Yannis de Florence Hinckel : j'aime toujours beaucoup cette saga assez unique en son genre, et je vous conseille vivement de vous y intéresser !
La Fille de la Ville de Boris Lanneau : une petite déception pour un livre auquel je n'ai pas accroché autant que je l'aurais souhaité... Globalement, j'ai plutôt apprécié ma lecture, et certains passages étaient très intéressants, mais j'ai parfois un peu décroché... enfin bref, je développerai cela dans une chronique ce soir ou demain.

Ce que je suis en train de lire...
Broadway Limited de Malika Ferdjoukh : toujours plongée dans ce livre, dans lequel je n'avance pas aussi vite que je le souhaiterais – mais ce n'est pas l'intérêt qui manque, plutôt le temps en fait !
7 secondes de Tom Easton : en lecture commune avec Agathe du blog Les Lectures d'Agathe, qui l'a déjà terminé, alors que je n'ai vraiment pas beaucoup avancé... Pour l'instant, j'aime modérément, j'attends de voir avant de me prononcer réellement !

Je lis également Les Raisins de la Colère de John Steinbeck, mais je sens que ce titre suscite chez vous un enthousiasme légèrement amoindri par rapport à mes autres lectures. Pourtant, je vous assure, ça me plaît beaucoup ! 

Ce que je compte lire ensuite...
U4 — Jules de Carole Trébor : je continue ma découverte jusque là excellente de la saga U4, avec un personnage qui m'intrigue beaucoup !
Simon VS the Homo Sapiens Agenda de Becky Albertalli – VO : un livre dont je n'ai entendu que du bien, et qui je l'espère, me plaira et... m'émouvra –  verbe bizarre, bonjour !

All the Bright Places de Jennifer Niven – VO : il était déjà sur la liste la semaine dernière, mais je n'ai vraiment pas eu le temps de le commencer, même si j'en mourais d'envie – remercions ensemble mes devoirs et contrôles d'histoire, en français, et de grec ancien notamment. Oui, je fais partie des derniers êtres sur cette planète à étudier le grec ancien. Un problème ?

Et je fais du latin, aussi.

Bref, sur ces réjouissances scolaires, bonne semaine à tous !

dimanche 20 septembre 2015

U4 – Yannis de Florence Hinckel — Chronique n°124

"Je m'appelle Yannis. Ce rendez-vous, j'y vais pour rester libre."

Titre : U4 — Yannis
Auteure : Florence Hinckel
Genre : Post-apocalyptique | Contemporain
Éditions : Nathan | Syros
Nombre de pages :
Résumé : Cela fait dix jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale a été décimé. Les seuls survivants sont des adolescents. L'électricité et l'eau potable commence à manquer, tous les réseaux de communication s'éteignent. 
Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. 



Parviendront-t-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Je m'appelle Yannis. Mes parents et ma sœur sont morts sous mes yeux. Depuis, leurs fantômes m'accompagnent partout. Il faut que je quitte Marseille avec mon chien, sinon je vais devenir fou. Je n'ai plus qu'un espoir : arriver à temps au rendez-vous, à Paris. 


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Livre lu en LC avec ma très chère et estimée Tess du blog Les Lectures de Tess - sa chronique par ici !

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J'ai déjà eu l'occasion de découvrir la saga U4, qui fait énormément parler d'elle en ce moment, avec Koridwen dYves Grevet, que j'ai d'ailleurs absolument adoré – si vous avez du temps à perdre, vous pouvez en lire ma chronique, par ici !
J'étais donc pleine d'entrain pour commencer Yannis, dont le personnage principal m'avait beaucoup plu, pour ce que j'avais pu en découvrir dans Koridwen

Comme vous le savez peut-être, U4 est une saga assez unique, puisque ses quatre tomes ont été écrits par quatre auteurs différents, et mettent en scène quatre personnages principaux différents. Ces personnages vivent dans un même univers post-apocalyptique, dans lequel la quasi-totalité de la population a été décimée par un virus foudroyant. Ainsi, Stéphane, Koridwen, Yannis et Jules se rencontrent, échangent... avec l'espoir d'arriver sains et saufs à un mystérieux rendez-vous lancé par le maître de leur jeu vidéo favori, qui leur promet de pouvoir changer le cours des événements...

Le personnage de Koridwen m'avait tant plu que je me demandais si j'allais pouvoir m'attacher également à Yannis, et heureusement, ce fut le cas.  Avant de le découvrir, je le trouvais assez mystérieux, et j'ai vraiment apprécié suivre l'aventure de son point de vue. Yannis est rêveur, sensible, assez effacé, et surtout dévasté par le décès de ses parents et de sa petite sœur, dont les fantômes le poursuivent inlassablement. Certaines de ses réflexions sont très poétiques et touchantes, et on s'attache beaucoup à lui.
Cependant, il s'avère que Yannis passe la grande majorité du roman en compagnie d'une certaine Stéphane – oui, oui, Stéphane est une fille, ce n'est pas moi qui confonds les genres –, qui elle, m'a franchement déplu. Elle m'a semblé manipulatrice, brutale, trop difficile à cerner, et sa présence m'exaspérait plus qu'autre chose... mais je ne désespère pas de la comprendre et de l'apprécier enfin dans son tome !

Il y a beaucoup d'action dans ce tome-ci, comme dans Koridwen, mais j'avais parfois une légère impression de fouillis, de confusion... Je devais parfois retourner une page en arrière pour bien saisir l'action – bon, je suis sans aucun doute un peu lente à la détente, mais tout de même. Et surtout, ces scènes me semblaient très inégalement dosées, dans le sens où elles alternaient de façon pas toujours très équilibrée avec des passages beaucoup plus longs qui traînaient un peu à mon goût. Mais pas d'inquiétude, le livre restait parfaitement intéressant !
En revanche, le dernier tiers était si prenant que j'étais solidement agrippée à mon livre, et que rien au monde n'aurait pu m'en détacher.
À part l'appel de la nourriture. Mais bon, ceci relève d'un autre registre.

Je suis également déçue par la fin, et – aucun spoiler, n'ayez crainte – j'avoue que même si l'épilogue était très émouvant et tout ce que vous voudrez, j'aurais aimé que Yannis aille ailleurs... 
*haussement de sourcils appuyé destiné aux personnes ayant déjà lu le roman*
Et bon, les fins ouvertes et moi, ça fait vingt-quatre.

En bref, un roman qui me confirme la grande qualité de la saga U4, et qui m'a fait passer d'excellents moments, notamment vers la fin ! J'ai apprécié le point de vue de Yannis, un personnage sensible et attachant, même s'il est vrai que je lui ai préféré Koridwen
Note attribuée : 8/10

mardi 15 septembre 2015

Red Queen de Victoria Aveyard — Chronique n°123

"Anyone can betray anyone."

“I'm an accident. I'm a lie. And my life depends on maintaining the illusion.” 

Titre : Red Queen
Auteure : Victoria Aveyard
Genre : Fantasy | Dystopie
Éditions : Harper Teen
Nombre de pages : 382
Résumé : Mare Barrow's world is divided by blood—those with red and those with silver. Mare and her family are lowly Reds, destined to serve the Silver elite whose supernatural abilities make them nearly gods. Mare steals what she can to help her family survive, but when her best friend is conscripted into the army she gambles everything to win his freedom. A twist of fate leads her to the royal palace itself, where, in front of the king and all his nobles, she discovers a power of her own—an ability she didn't know she had. Except . . . her blood is Red.


To hide this impossibility, the king forces her into the role of a lost Silver princess and betroths her to one of his own sons. As Mare is drawn further into the Silver world, she risks her new position to aid the Scarlet Guard—the leaders of a Red rebellion. Her actions put into motion a deadly and violent dance, pitting prince against prince—and Mare against her own heart.
Existe également en français

Éditions : MSK
Niombre de pages : 444
Résumé : Dans le royaume de Norta, la couleur de votre sang décide du cours de votre existence. Sous l’égide de la famille royale, les Argents, doués de pouvoirs hors du commun, règnent sur les Rouges, simples mortels, qui servent d’esclaves ou de chair à canon.
Mare Barrow, une Rouge de dix-sept ans, tente de survivre dans une société qui la traite comme une moins que rien. Quand elle révèle sans le vouloir des pouvoirs extraordinaires et insoupçonnés, sa vie change du tout au tout. Enfermée dans le palais royal d’Archeon et promise à un prince argent, elle va devoir apprendre à déjouer les intrigues de la cour, à maîtriser un don qui la dépasse, et à reconnaître ses ennemis, pour faire valoir l’indépendance de son peuple.
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Ô livre, je t'aime. Tu vas beaucoup me manquer. Je compte les jours jusqu'à la sortie de ton tome 2 – pour être exacte, il en reste 146. Tout m'a plu chez toi, dès l'instant où je t'ai vu, dans toute ta splendeur. Tu m'as tenue en haleine du début à la fin. Et même tes petits défauts ne m'ont pas dérangée. Tu as même réussi à me faire supporter un triangle amoureux, chose que je ne croyais plus possible au vu de ma saturation totale de ce genre de schéma. Alors merci, ô livre.

Bref, vous l'aurez compris, j'ai aimé Red Queen d'un bout à l'autre. Étant une très, très grande adepte de fantasy et de dystopie, je ne pouvais pas décemment passer à côté de ce livre, qui a de plus énormément fait parler de lui. Alors forcément, on retrouve certains éléments de célèbres dystopies, il y a parfois quelques lenteurs, mais rien de tout cela n'a réussi à entacher mon plaisir de savourer ce roman vraiment prenant.

Tentons faire un résumé plus ou moins rapide : dans l'univers de Mare, il existe deux sortes d'humains : les Rouges, le commun des mortels, qui sont dominés et même opprimés par les Argents, l'élite de la société, dotée de pouvoirs surnaturels, et dont le sang est... argenté – logique, me direz-vous. Mare, une Rouge, vole ce qu'elle peut aux passants pour faire survivre sa famille, en redoutant son dix-huitième anniversaire, jour de sa conscription et de son envoi au front, dont elle n'a que peu de chances de revenir vivantes. Mais par un concours de circonstances que j'omettrai – afin d'épargner mes pauvres petits doigts qui vont de toute façon probablement souffrir d'arthrite dès mes 25 ans au vu du temps que je passe sur un clavier –, il s'avère que Mare possède des talents dignes des Argents les plus puissants... et sa vie va être changée du tout au tout, puisque qu'elle se retrouve introduite à la Cour et fiancée à un prince royal.

Certains ont reproché à ce roman de démarrer trop lentement, mais personnellement, j'ai trouvé qu'il était nécessaire de poser quelques bases, et d'avoir le temps de découvrir Mare en tant que Rouge... J'ai tout de suite été séduite par l'idée, qui me faisait penser à la fois aux X-Men, à la Sélection, à Red Rising... J'ai tout de suite accroché à l'écriture, même si certains néologismes en VO ne sont pas toujours évidents à saisir du premier coup. Et une fois le dernier tiers du roman atteint, je n'ai tout simplement pas été capable de le reposer, jusqu'à un final pour le moins... très intense !
On peut même dire que j'étais complètement ahurie par le tournant que prenait l'intrigue, et que j'ai marqué un temps d'arrêt devant un certain nombre de phrases tant j'étais surprise.

Les personnages sont très nombreux, et globalement très intéressants, même si j'aurais aimé que certains d'entre eux soient plus présents. On se prend d'affection pour Mare, on adore détester les souverains et la cour royale, on frémit devant le sort de certains...
Mare m'a tout de suite plu, elle remplissait beaucoup des caractéristiques que j'aime retrouver chez ce genre d'héroïne. Elle fait preuve d'un caractère bien trempé, d'une détermination sans faille, et je me sentais en symbiose avec elle, même si elle a parfois tendance à juger un peu trop rapidement certaines personnes – mais je lui pardonne.

Quant à la romance... Oui, il s'agit d'un triangle amoureux, chose que j'ai d'habitude en horreur. Oui, il prend beaucoup d'importance. Mais j'ai été très agréablement surprise. Souvent, ce genre de double romance me gâche complètement ma lecture, comme ce fut le cas avec L'Héritière de Melinda Salisbury, mais ici, je n'ai pas vraiment été dérangée, même si les ficelles étaient parfois un peu grosses... En fait, il était plus divertissant qu'autre chose d'assister aux voltes-faces et aux remises en question de Mare, et heureusement !

Alors oui, Red Queen est une énième dystopie en trois tomes, qui suivra sans doute un schéma que l'on connaît bien, avec une énième héroïne insoumise... mais je trouve cependant qu'elle a une saveur unique, et qu'elle vaut le détour. Peut-être ne serez-vous pas marqués par cette lecture, mais je suis pratiquement certaine qu'elle vous passionnera et vous fera passer un excellent moment.

En bref, un roman vraiment addictif, à l'intrigue passionnante, tout en subtilité, dans un univers tout aussi fascinant. On pourra reprocher à ce livre de suivre certains sentiers tous tracés de la dystopie, mais je trouve qu'il sait se démarquer de la foule des livres de ce genre. À lire absolument !
Note attribuée : 9,5/10 : un coup de cœur pour cette excellente histoire de fantasy !

lundi 14 septembre 2015

C'est Lundi, que lisez-vous ? [15]

C'est Lundi, que lisez-vous ?

Rendez-vous créé par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane

Ce que j'ai lu la semaine dernière...

Une semaine bien plus intense que je ne l'imaginais, avec au total deux livres lus, ce qui est finalement assez miraculeux au vu de la fatigue que j'ai déjà accumulée !

Il était 2 fois dans l'Ouest de Séverine Vidal : un roman jeunesse très sympathique, à l'humour et à la fraîcheur très agréables.

Red Queen de Victoria Aveyard : un coup de cœur pour ce mélange extrêmement prenant de fantasy et de dystopie, dont j'ai adoré l'idée, l'héroïne et... pratiquement tout, en fait, à l'exception de cette saleté de du triangle amoureux qui sévit dans le roman.

Ce que je suis en train de lire...
Broadway Limited de Malika Ferdjoukh : un SP de l'École des Loisirs, dont l'action se déroule à New York, en 1948... Un livre à l'ambiance envoûtante et aux personnages plus qu'attachants !
U4 – Yannis de Florence Hinckel : après avoir adoré le roman consacré à Koridwen, je me plonge avec délices dans celui-ci, et les premiers chapitres me plaisent déjà beaucoup !

Ce que je lirai ensuite...
All the Bright Places de Jennifer Niven : je n'en entends que du bien, et j'espère pouvoir le terminer avant sa sortie VF, le 17 – mais c'est sans aucun doute un peu ambitieux.
7 Secondes de Tom Easton : un roman dont je ne sais finalement pas grand-chose, que j'ai pu gagner grâce à la chasse au trésor Lumen, et que j'ai très hâte de découvrir !
La Fille de la ville de Boris Lanneau : un SP des éditions Sarbacane qui m'a l'air vraiment sympathique !

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?