La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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vendredi 28 août 2015

La Révélation de Gemma Malley — Chronique n°119

"La vie est un élément changeant, Richard. L'évolution nous a appris que l'adaptation était la clé de la survie."

Titre : La Déclaration tome 3 – La Révélation
Auteure : Gemma Malley
Genre : Dystopie | Science-Fiction
Éditions : Naïve
Nombre de pages : 335
Résumé : Anna et Peter coulent désormais des jours heureux en Écosse avec leur fille Molly. Pendant ce temps, à Londres, un événement affole la puissante société Pincent Pharma, qui commercialise les pilules de Longévité : une étrange épidémie provoque la mort subite de centaines, puis de milliers d'individus. D'abord étouffées par les Autorités, ces disparitions multiples finissent par alerter la population.
Le combat pour la perpétuation du règne de la Longévité commence...

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Avertissement : si vous avez eu la chance d'être pourvu à votre naissance d'une paire d'yeux normalement constituée, vous pouvez constater qu'il s'agit du troisième et dernier tome d'une saga. Par conséquent, si ce n'est pas déjà fait, je vous déconseille de laisser vagabonder vos chers globes oculaires sur le résumé de ce roman, et encore moins sur ma chronique. Mais bien entendu, nous vivons fort heureusement dans une démocratie libérale, et vous êtes tout à fait libres de vous spoiler intégralement les deux premiers tomes de cette série, c'est votre droit

Les deux premiers tomes de cette dystopie m'avaient bien plu, principalement pour leur histoire, que je trouvais très intéressante et bien souvent addictive. Lorsque j'ai enfin remarqué que ma bibliothèque le possédait, je me suis empressée de l'emprunter, parce que cela commençait à faire une petite éternité que je n'avais terminé aucune saga, et je commençais à avoir mauvaise conscience.

Je n'ai lu le résumé de l'éditeur qu'après avoir terminé le livre, et je vous recommande vivement de faire de même, il en dit bien trop à mes yeux, en parlant d'événements qui ne se produisent que dans la seconde moitié du livre ! 
Disons simplement que dans ce tome-ci, dans un monde qui ne connaît pratiquement plus la maladie et encore moins la mort, une épidémie dévastatrice fait son apparition et entreprend petit à petit de décimer la population en théorie protégée par la Longévité. Les Autorités tentent tant bien que mal de camoufler l'ampleur du désastre, sans trop de succès, et la situation va rapidement dégénérer...

J'ai trouvé ce tome assez lent, mais pas dans un mauvais sens. Je m'attendais sans doute à une espèce d'apocalypse sanglante, et je me suis en fait retrouvée devant tout un engrenage  qui se mettait lentement en marche, jusqu'aux tous derniers chapitres, qui concentrent en fait la totalité de l'action. 
La tension est beaucoup plus importante que dans les autres tomes, et l'atmosphère m'a semblé beaucoup plus sombre – de base, l'histoire est très glauque, mais ce tome-ci atteignait des sommets. Entre les disparitions à la chaîne, avec en prime de joyeuses descriptions de l'agonie de certains, et les petites magouilles des Autorités comme du Réseau, on a de quoi créer une ambiance tout à fait charmante.

Si j'ai cependant un petit reproche à faire à cette saga dans son ensemble, c'est à propos des personnages. L'auteure a choisi la narration à la troisième personne, ce qui rend parfois les personnages un peu distants, moins faciles à comprendre, et de plus, elle ne centre pas l'histoire sur un seul héros. Dans le premier tome, on se focalise sur Anna, dans le deuxième sur Peter, mais dans le dernier volume, on a du mal à trouver un personnage principal, un point d'appui, puisqu'on change de point de vue à chaque chapitre. 
De manière générale, je ne trouve pas vraiment les personnages de cette série très attachants, surtout en ce qui concerne Anna et Peter, qui au mieux ne me font ni chaud ni froid, sinon m'agacent. On a du mal à s'intéresser à leur sort, en fait, et on a parfois l'impression d'avoir fait le tour de leur personnalité. Le seul que je trouve vraiment intéressant est Jude – Jude, sens-toi honoré –, pour son rôle ambigu, son comportement, son passé...

Alors oui, certains rebondissements sont un peu prévisibles, certains passages sont légèrement trop longs, mais j'aime tout de même beaucoup cette trilogie, qui ne peut que vous plaire si vous êtes un adepte de dystopie ! Elle réunit beaucoup d'éléments que j'aime retrouver dans ce genre de livres, et apporte une réelle réflexion sur la condition de l'Homme, la vie éternelle, les limites de la science au niveau éthique...

Note attribuée : 7,5/10 : À découvrir ! Un tome qui change par rapport aux deux précédents, même si je pense avoir préféré les deux premiers tomes au dernier. Une trilogie intéressante et assez originale, même si elle n'est sans doute pas exceptionnelle, qui se termine sur un joli épilogue, un peu frustrant, mais qui conclut parfaitement cette histoire.

2 commentaires:

  1. J'ai lu les deux premiers, hâte de lire celui-ci ! J'avais, pour ma part, préféré le second tome au premier.

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    1. Je suis d'accord, je préfère aussi le deuxième tome aux autres... C'est un très bon final, j'espère qu'il te plaira ;)

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