La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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dimanche 28 juin 2015

Young Elites de Marie Lu — Chronique n°105

"Nos cœurs se remplissent de terreur à l'idée qu'il puisse arriver malheur à un être cher. Il n'y a pas d'amour sans peur. Les deux coexistent."

"La confiance, c'est tomber dans des abysses sans fin et tendre la main pour saisir celle d'un autre."


Titre : Young Elites tome 1
Auteure : Marie Lu
Genre : Fantasy
Éditions : Castelmore
Nombre de pages : 310
Résumé : Adelina a survécu à l'épidémie qui a ravagé son pays. D'autres enfants, comme elle, en ont réchappé, la maladie laissant sur leur corps d'étranges marques. Les cheveux noirs d'Adelina sont devenus argentés, ses cils blancs et une cicatrice barre la gauche de son visage. Son père lui mène la vie dure : comme la majorité de la population, il voit en elle une malfetto, une abomination, une disgrâce pour leur nom et leur famille. Mais la rumeur dit que les survivants n'auraient pas récolté que des cicatrices : ils auraient aussi acquis de mystérieux superpouvoirs. Et, bien que leur identité demeure secrète, ces miraculés portent déjà un nom : les Young Elites...

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J'avais déjà entendu parler de Marie Lu à cause de sa trilogie Legend, souvent de façon très positive. Lorsque j'ai découvert ce livre-ci, le résumé et l'aspect fantasy m'ont rapidement convaincue. Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre, mais j'ai bien fait de lire Young Elites, qui a été une excellente découverte !

Il y a dix ans, une terrible maladie a ravagé le royaume d'Adelina, faisant des milliers et des milliers de victimes. Tous les adultes infectés ont succombé à la "fièvre du sang", mais la plupart des enfants y ont survécu, quoique pas toujours indemnes... En effet, certains enfants ont hérités de marques plus ou moins visibles, qui dégoûtent et repoussent les autres habitants du royaume. Mais le plus incroyable est que certains de ces malfettos, comme on les appelle, auraient hérité de pouvoirs surhumains : on les appelle les Young Elites...
De son côté, Adelina, 16 ans, est une malfetto : la maladie l'a rendue borgne, lui laissant une cicatrice sur le côté gauche de son visage, et ses cheveux noirs sont devenus argentés. Voyant que son père cherche à se débarrasser d'elle, la jeune fille s'enfuit, commettant au passage un parricide involontaire, et se retrouve rapidement dans des ennuis aux proportions assez inimaginables, impliquant bien sûr des Elites.

J'ai adoré l'univers de fantasy dans lequel l'intrigue prend place. Le royaume de Kenattra a beaucoup d'influences italiennes – voire de la Rome antique –, et sa capitale fait, par un grand nombre d'aspects, penser à Venise. On retrouve ainsi la fête du palio, sous un autre nom, des noms de dieux latins remixés, des noms aux sonorités très italiennes – Adelina, Raffaele, Enzo, Gemma et compagnie... J'ai adoré ce cadre, ce royaume, cette mythologie, tout.

Young Elites est cependant un roman bien plus sombre que ce à quoi je m'attendais. La mort est omniprésente, l'histoire très, très loin d'être gaie, et certains détails sont assez... explicites. On a par exemple droit, à la page 2, à la description de l'ablation de l'œil d'Adelina... Ça ira, ça ira, merci.
Mais le plus frappant est sans doute l'héroïne, qui est ce que j'ai préféré dans cette histoire. En fait, il s'agit plus d'une anti-héroïne : sombre, imprévisible, extrêmement instable psychologiquement, écrasée par son passé, Adelina est quelqu'un de fascinant, tout comme son évolution tout au long du roman.
 Elle ne correspond pas du tout au schéma classique de l'héroïne de fantasy : son physique n'est pas particulièrement attirant, elle se laisse très souvent déborder par ses émotions, aussi bien capable d'amour passionnel que de haine viscérale ou de terreur profonde...
Et je trouve cela... fantastique !

D'ailleurs, la plupart des autres personnages principaux sont également des anti-héros : on ne sait jamais quoi penser d'eux, on est toujours surpris par leurs actions... Du coup, on ne sait plus à qui faire confiance, ce qui nous rapproche d'Adelina, et ce qui nous fait vivre l'histoire avec encore plus d'intensité et... bon sang, j'aime ce livre.

Maintenant, je vais donner le nom de certains personnages et m'adresser à eux, même si vous ne les connaissez pas. J'en ai besoin.
Raffaele. Mon préféré. Toi, je t'aime.
Teren. Même si parfois, on a l'impression que ton personnage se réduit à "Je suis un méchant, j'agis en tant que tel, et c'est tout", tu m'as intriguée. Ton personnage a une dimension très intéressante. Je sens qu'on va se retrouver par la suite, et que tu vas beaucoup évoluer.
Enzo, toi, par contre, j'ai un peu de mal avec toi. Je ne sais pas trop pourquoi. Désolée.
Gemma, Lucent, Meave, vous n'êtes pas très présentes, mais j'espère que vous aurez plus d'importance par la suite, parce que vous avez des personnalités et des pouvoirs géniaux. Bisous.

Je sais, vous pensez que je suis complètement folle.

La romance est également passionnante, puisqu'incertaine, toujours remise en question, et ce jusqu'au bout ! On ne sait plus qui aime qui, l'héroïne elle-même en doute... 
Génial, génial je vous dis.
J'y pense ! Dans ce roman, pour l'une des premières fois dans toute l'histoire du YA, vous découvrirez une amitié platonique, vraiment touchante entre une fille et un garçon. Enfin.
Je sais, le concept d'amitié platonique entre une fille et un garçon n'existe pas dans les romans YA, mais il se trouve qu'ici, c'est le cas. Je ne mens pas, juré.

Dans Young Elites, la tension est toujours à son comble, et elle ne fait qu'augmenter. Adelina n'est jamais à l'abri, le danger rôde partout, les rebondissements sont bien dosés. J'ai lu ce roman très rapidement, sans faire beaucoup de pauses, passant un après-midi en ermite dans ma chambre. J'ai accroché dès le premier chapitre, et je ne me suis jamais ennuyée.
La fin, quant à elle, m'a beaucoup plu. J'ai été très surprise par un certain événement, mais globalement, je me doutais de la teneur de ce final. Avec un roman aussi sombre, on pouvait difficilement arriver à un happy end. Je ne vous dirai rien de plus – heureusement ! – mais sachez que je trouve ces deux derniers chapitres bien ficelés et efficaces.
Pour ce qui est de l'épilogue... J'ai trouvé qu'il relançait très bien l'action, et donnait à voir beaucoup de choses très satisfaisantes pour la suite, sur laquelle je compte évidemment me ruer dès sa parution.

En bref, un roman de dark fantasy extrêmement prenant, surprenant et convaincant, une réussite sur toute la ligne ! Young Elites est un roman vraiment original qui se détourne des codes habituels des codes YA par bien des aspects. Et j'aime ça. Au cas où vous ne l'auriez pas compris.
Note attribuée : 9/10

8 commentaires:

  1. Mais c'est quoi cette chronique ? Franchement, au début j'étais dubitative, puis tu avances un élément : l'Italie, tu avances un deuxième élément : une amitié normale et platonique entre une fille et un garçon, et enfin, tu avances un dernier élément : l'action. Et là je me dis que ce roman vaut finalement la peine d'être lu, au moins pour son originalité !

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    1. Héhé, je suis une vile tentatrice :p Je recommande vraiment ce roman à tous les non-allergiques à la fantasy !
      Alors si tu le sens bien, fonce ! ^^

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  2. Ce roman me tente beaucoup ! En particulier parce qu'il est de Marie Lu que j'ai découverte avec Legend mais aussi à cause du résumé qui a l'air très intéressant. Et puis il faut dire que ton avis ne m'aide pas à résister haha

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    1. Si je te donne envie avec ma chronique, j'ai atteint mon objectif :p il ne te reste qu'à le liiire ! ^^

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  3. J'irai voir ta chronique, si tu le lis ! :)

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  4. J'en ai pas mal entendu parler, je note dans un pitit coin :)

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