La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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dimanche 31 janvier 2016

Bilan du mois [Janvier 2016]

Bonjour à tous !

Non, non, vous ne rêvez pas, je poste bien mon bilan à l'heure, pour une fois. 

Que dire de ce mois de Janvier ? Il me donnait des sueurs froides à l'avance, et effectivement, il a été pour le moins... rude, avec des oraux blancs, des devoirs importants, la terrible échéance du TPE.
*adresse une prière muette à la divinité des TPE, quelque part dans le Ciel*

Heureusement, si la première partie du mois de Février sera encore marquée par la préparation de mon oral, les vacances s'annoncent excellentes, avec un voyage en Grèce – vous voyez l'intérêt de faire du grec ancien, maintenant – puis un séjour à la montagne.

Bref. Ceci était ma vie.

Passons à ce qui vous intéresse réellement, à savoir mes lectures.
Enfin, je suppose qu'elles vous intéressent, sinon vous ne seriez pas là – à moins d'être masochistes, peut-être.

J'ai donc lu 11 livres ce mois-ci, dont un coup de cœur et aucune déception !

Le coup de cœur du mois...
Phobos 2 de Victor Dixen : Ô livre, je t'aime. Ô livre, je hais ta fin. Ô livre, je veux ta suite.

J'ai adoré...
The Revolution of Ivy d'Amy Engel – VO : une excellente suite qui m'a fait vibrer d'un bout à l'autre, avec des personnages toujours aussi attachants et un dénouement parfaitement trouvé.
Dans le Désordre de Marion Brunet : un roman poignant, unique en son genre, qui m'a  profondément remuée — attention, image glamour de mon système digestif. Dans le Désordre véhicule une quantité assez impressionnante de réflexions et d'émotions, et il est à découvrir au plus vite !
Cité 19 de Stéphane Michaka : sans doute la meilleure surprise du mois, un roman dont je ne savais pas vraiment quoi attendre, mais qui s'est révélé être... une pure tuerie. Je vous reparle très vite plus amplement.
Four de Veronica Roth – VO : j'étais tout simplement ravie d'en apprendre plus sur Four – ou Quatre, c'est selon –, un personnage que j'ai toujours beaucoup apprécié pour ses abdos pour son visage pour sa profondeur. Je vous écris ma chronique dès que possible !

J'ai beaucoup aimé...
Vanishing Girls de Lauren Oliver – VO : un roman qui m'a beaucoup plu, mais dont la fin m'a légèrement fait déchanter, me paraissant être strictement la même qu'un autre roman YA récent. Malgré tout, ce thriller psychologique reste à découvrir, d'autant plus qu'il est sorti en VF cet été.
Le Dernier Royaume – Acte 2 : Le Roi du Sang de Morgan Rhodes : un deuxième tome peut-être un peu plus lent que son prédecesseur, mais beaucoup plus profond, avec des personnages plus humains, plus authentiques, et toujours aussi torturés ! J'adhère définitivement à cette saga de fantasy, et vous la recommande chaudement.
Le Dernier Royaume – Acte 3 : Le Ralliement des Ténèbres de Morgan Rhodes : je n'ai pas pu résister longtemps avant de me jeter sur la suite de la saga, et je n'ai pas été déçue ! Ce troisième opus surpasse les deux précédents, avec un rythme et une action qui s'intensifient, après les bases solides qu'avaient posé Les Cendres d'Auranos et le Roi du Sang. Je veux la suiiiite !
Divergente de Veronica Roth : une relecture, qui m'a beaucoup plu, peut-être même plus que la première fois où j'avais découvert ce roman. On qualifie ce roman de basique, d'enfantin, mais je trouve qu'il a une vraie portée symbolique, et un message tout à fait intéressant.

J'ai bien aimé...
London Panic ! de Marie Vermande-Lherm : j'ai reçu ce roman au meilleur moment possible : j'étais très angoissée, j'avais besoin de quelque chose de léger, et les aventures de Lucie à Londres ont su parfaitement me détendre !
La 5ème Vague de Rick Yancey : un roman très prenant, qui a su me tenir en haleine jusqu'à des heures avancées de la nuit – je sais, je suis une petite fille pas sage qui se couche tard –, malgré quelques petits défauts qui m'ont empêchée d'aimer cette histoire outre-mesure. Je compte bien aller voir l'adaptation au cinéma – peut-être même aujourd'hui, croisons les doigts !


Sur ce, je vous souhaite un excellent mois de Février – les vacances ne sont plus très loin, sauf si comme moi, vous avez le privilège suprême d'habiter en zone C et d'être les derniers à être enfin libérés.




samedi 30 janvier 2016

The Revolution of Ivy d'Amy Engel — Chronique n°164

“That’s what love is, though, isn’t it? You don’t stop loving someone just because they disappoint you.” 

Titre : The Book of Ivy #2 – The Revolution of Ivy 
Auteure : Amy Engel
Genre : Dystopie | Post-Apocalyptique
Nombre de pages : 288
Résumé : Avertissement : si vous avez eu le privilège incomparable d'avoir été doté d'une paire d'yeux fonctionnant correctement à votre naissance, vous avez pu constater qu'il s'agit du second tome du saga. Par conséquent, je vous conseille de ne pas aventurer lesdits globes oculaires sur le résumé du roman – ma chronique est cependant exempte de tout spoiler. Enfin, vous faites ce que vous voulez, vous restez unique décisionnaire de vos actions, et je n'ai aucunement la prétention de m'interposer dans une décision aussi intime. Sur ce, bonne lecture.

Ivy Westfall is beyond the fence and she is alone. Abandoned by her family and separated from Bishop Lattimer, Ivy must find a way to survive on her own in a land filled with countless dangers, both human and natural. She has traded a more civilized type of cruelty--forced marriages and murder plots--for the bare-knuckled brutality required to survive outside Westfall's borders.
But there is hope beyond the fence, as well.

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Existe également en français

Titre : The Revolution of Ivy
Éditions : Lumen
Couverture de The Book of Ivy, Tome 2 : The Revolution of IvyRésumé : 
J'AI TOUT PERDU. MON FOYER. MA FAMILLE. L'HOMME QUE J'AIME.



Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif aient raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.

Bishop me l’avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c’est encore pire. L’hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l’eau, des vivres, un abri. D’autres condamnés avec lesquels m’allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener, purement et simplement, la révolution ?

CAR JE NE SUIS PLUS UNE WESTFALL, NI UNE LATTIMER. SIMPLEMENT IVY.
ET JE SUIS ENFIN LIBRE.


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J'attendais cette suite avec énormément d'impatience. Je mourrais tout simplement d'envie de retrouver Ivy, une héroïne qui m'avait énormément plu, et son histoire si prenante. Dès le jour de sa parution – je sais, je suis légèrement hystérique sur les bords –, je l'ai commandé, pour me jeter dessus deux jours plus tard à peine. Mais pour des raisons que je ne m'explique pas, je n'ai pas accroché du tout. Je l'ai laissé de côté plusieurs semaines, avant d'enfin le reprendre il y a quelques jours... et je l'ai dévoré d'une traite, complètement séduite.

Alors j'ai deux hypothèses pour expliquer ma réaction en commençant ce roman pour la première fois.
Soit j'étais à mon insu sous l'influence de produits hallucinogènes.
Soit mon cerveau a subi un bug informatique grave. 

Parce que cette suite est pratiquement aussi excellente que le premier tome ! Après vingt pages seulement, j'étais complètement immergée dans l'intrigue. Le roman s'est greffé à mes mains, les pages se tournaient toutes seules... L'auteure a su renouveler son histoire, y apporter de nouveaux enjeux, de nouvelles symboliques.
De plus, de nouveaux personnages secondaires font leur apparition dans cette suite, et je les ai tout simplement adorés. Il faut dire que l'un d'entre eux s'appelait Caleb. Et j'ai un blocage avec les personnages dont le nom est Caleb. Je les aime tous. Passionnément.

Enfin, le dénouement qu'a choisi l'auteure m'a paru très bien trouvé, comme une évidence. Les dernières phrases laissent planer une atmosphère poétique, pleine d'espoir, qui m'a entièrement satisfaite !

J'estime cependant que The Revolution of Ivy est infinitésimalement en-dessous de son prédecesseur, et ce pour deux raisons.
Premièrement, les tous premiers chapitres sont un peu plus lents que ce à quoi l'auteure nous avait habitués, et peuvent rendre l'entrée dans le roman ardue.
Deuxièmement, parce que j'ai trouvé que la petite étincelle entre Ivy et l'Individu Masculin était moins vive que dans le premier tome, disons. Ils restent évidemment une des incarnations majeures du Couple Littéraire Parfait à mes yeux, mais j'ai tout de même un peu moins ressenti l'alchimie si particulière qui existait entre eux.
Mais n'ayez crainte, ces points noirs restent anecdotiques, et ne doivent en aucun cas vous décourager de commencer cette saga ou de la poursuivre. 

Alors écoute-moi bien, Ô Lecteur. 
Prends tes petites jambes agiles à ton cou.
Va chez ton libraire.
Achète ce livre.
Maintenant.
Il faut faire la rencontre d'Ivy.
Il faut apprendre à connaître cet univers dystopique passionnant, ces personnages attachants.
Il faut lire ce dyptique. Absolument. Compris ?

Note attribuée : 9,5/10 : presque un coup de cœur ! Une saga passionnante, qui va briser votre petit cœur, vous faire vibrer, sourire, rêver. Des personnages convaincants, une intrigue terriblement prenante.

Oui, je sais, 9,5 et pas 10, je fais ma difficile. Mais comme je vous le disais, il me manquait un tout petit quelque chose pour que ce second tome atteigne le niveau remarquable du premier. 

mercredi 27 janvier 2016

Le Dernier Royaume, tome 2 – Le Roi du Sang de Morgan Rhodes — Chronique n°163


"Chacun de nous se forge sa propre destinée. Celui qui nous dirige n'y change rien."

Titre : Le Dernier Royaume, Acte II – Le Roi du Sang
Auteure : Morgan Rhodes
Genre : Fantasy
Éditions : Michel Lafon
Nombre de pages : 444
Résumé : Avertissement : si vous avez eu le privilège incomparable d'avoir été doté d'une paire d'yeux fonctionnant correctement à votre naissance, vous avez pu constater qu'il s'agit du second tome du saga. Par conséquent, je vous conseille de ne pas aventurer lesdits globes oculaires sur le résumé du roman – ma chronique est cependant exempte de tout spoiler. Enfin, vous faites ce que vous voulez, vous restez unique décisionnaire de vos actions, et je n'ai aucunement la prétention de m'interposer dans une décision aussi intime. Sur ce, bonne lecture.

CLÉO, la princesse déchue, est prisonnière de son propre palais, promise à celui qui a tué le seul homme qu'elle ait jamais aimé. 

JONAS, le chef des rebelles, rassemble l'opposition à travers le pays pour venger son peuple et renverser Gaïus, le roi du sang. 

MAGNUS, le prince limérien, est contraint de suivre les traces de son père, Gaïus, mais ne peut se résoudre à renoncer à son amour pour Lucia, sa sœur adoptive. 

LUCIA, l'Enchanteresse, a sombré dans un profond coma après avoir invoqué une magie interdite pour ramener son frère des frontières de la Mort. Pourtant, c'est entre ses mains que repose l'avenir du royaume. 

L'impitoyable Gaïus, le conquérant des trois royaumes, est prêt à tous les sacrifices pour régner en maître. Suivant une ancienne prophétie, il réveille une force ancestrale dans les cendres d'Auranos, une force dont la puissance provoque une chaîne de cataclysmes qui pourraient bien changer le destin du monde...  

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Après le final pour le moins intense du premier tome de cette hexalogie – vous voyez, ça a une utilité d'étudier le grec ancien. On peut utiliser des mots compliqués au lieu de dire "saga de six tomes" –, j'attendais avec impatience la suite des aventures de nos chers petits héros, qui ont l'art de se mettre dans des situations catastrophiques.

J'ai beaucoup aimé cette suite, probablement plus que le premier tome, malgré quelques petits défauts. Tout d'abord, énorme point positif, on retrouve les personnages principaux auxquels on s'était fortement attaché – ou que l'on avait profondément détesté, c'est selon. Le tome 1 se terminait avec de joyeux petits cliffhangers, et on a la satisfaction de reprendre l'histoire quasiment dans la continuité. 
On continue à ne pas savoir quoi penser des personnages, qui ne sont jamais entièrement innocents, et jamais entièrement coupables. Rien n'est manichéen dans ces romans, tout le monde trempe dans des affaires un peu louches... et on ignore à qui faire confiance !
Ma préférence pour le personnage de Cléo s'est confirmée. C'est un personnage tout en nuances, à la personnalité de plus en plus affirmée, et qui gagne en profondeur. Je reste cependant un peu sur ma faim pour Magnus, je l'ai trouvé un peu trop en retrait dans ce tome-ci, alors que, soyons honnêtes, les méandres et autres troubles de sa petite âme torturée sont passionnants à suivre !

La première moitié peut paraître un peu longue, voire avec trop peu d'action, mais je l'ai personnellement trouvée très intéressante ! En effet, elle développe un peu plus les personnalités et la psychologie des personnages, ce qui manquait dans le tome précédent, et elle introduit de nouveaux personnages, venant aussi bien de Mytica que d'ailleurs. Car oui, il y a bien un ailleurs, et j'espère d'ailleurs qu'il sera plus exploité par la suite ! 

L'une des choses que j'avais adorée avec les Cendres d'Auranos et que l'on retrouve ici, c'est tout l'aspect... sanglant. Morgan Rhodes n'a pas peur de blesser ou tuer ses personnages, sans que l'on ne voie rien venir, en quelques mots à peine. Ces morts brutales me coupaient le souffle à chaque fois et me faisaient relire le paragraphe en question environ douze fois, encore incrédule – je sais, je suis un peu lente à intégrer les informations autour de moi.
L'intrigue est crue, violente, passionnante d'un bout à l'autre. L'action s'intensifie à partir de la deuxième moitié, et on sent que les pièces du puzzle se mettent en place, que l'intrigue chemine vers son point culminant – ou son climax, comme le dirait ma chère professeure de littérature anglaise.  

En bref, un tome très agréable à lire, dans lequel on sent la tension grimper, et qui donne des envies furieuses de se jeter sur le tome suivant ! Une saga vraiment divertissante, à découvrir si vous aimez le genre, malgré quelques petites longueurs parfois.
Note attribuée : 8/10

lundi 25 janvier 2016

C'est Lundi, que lisez-vous ? [23]


C'est Lundi, que lisez-vous ?

Rendez-vous créé par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane

Ce que j'ai lu la semaine dernière...
La 5ème Vague de Rick Yancey : un roman assez prenant, et divertissant à souhait, même s'il ne s'agit sans doute pas de l'ouvrage le plus transcendant du millénaire.
Le Dernier Royaume tome 3 de Morgan Rhodes : un tome dans la lignée des deux précédents, passionnant pour qui aime la fantasy, même si l'on peut regretter la simplicité de certains personnages.

Ce que je suis en train de lire...
The Revolution of Ivy d'Amy Engel : non non, vous ne rêvez pas, j'ai enfin repris ce roman ! Et j'ai accroché, je dirais même que j'adore ! Je l'ai d'ailleurs pratiquement terminé...
Les Liaisons Dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos : si je vous dis qu'il s'agit d'un roman épistolaire du XVIIIème siècle, et si vous lisez le nom de l'auteur, vous allez sûrement penser qu'il ne s'agit que d'un vieil ouvrage poussiéreux, ennuyeux à mourir.
Sauf que pas du tout. Ce livre est une tuerie.

Ce que je lirai ensuite...

Bon, avec les temps qui courent (TPE : J-7 ! Oral : J-21 !), je doute d'avoir le temps de battre des records de lecture. Mais bon, j'aimerais beaucoup commencer ces quelques petits ouvrages : 
La Mer Infinie de Rick Yancey : malgré les échos un peu mitigés qui me parviennent à propos de cette suite, j'aimerais bien me lancer, pourquoi pas avant d'aller voir le film.
The Infernal Devices, tome 1 – Clockwork Angel de Cassandra Clare : sous la pression d'une amie qui me harcelait odieusement pour que je commence cette saga, j'ai fini par craquer. Et je compte bien me dépêcher de commencer cette trilogie, qui a déjà l'avantage d'être dotée de sympathiques couvertures.

Sur ce, je vous souhaite une excellente semaine – et je retourne à mes révisions pour mon mirifique devoir d'histoire-géographie.
J'ai toujours été personnellement passionnée par l'aménagement et le ménagement des régions françaises. J'envisage d'écrire une thèse sur ce sujet.


mercredi 20 janvier 2016

La 5ème Vague de Rick Yancey — Chronique n°162

"Ils ont changé l'ordre naturel des choses en nous, fiston. A présent nous préférons mourir plutôt que vivre. Abandonner plutôt que nous battre. Nous cacher au lieu d'affronter."

"Quand arrive le moment où vous devez cesser de fuir votre passé, pour vous retourner et affronter la chose que vous pensiez ne pas pouvoir affronter - ce moment où votre vie chancelle entre abandonner et vous lever – quand ce moment arrive, et il arrive toujours, si vous ne pouvez vous redresser ni abandonner, voilà ce que vous faites: vous rampez."

"Même les personnes les plus sensibles s'habituent aux événements les plus douloureux. La cruauté n'est pas un trait de personnalité. La cruauté est une habitude."

Titre : La 5ème vague
Auteur : Rick Yancey
Éditions : Robert Laffont (collection R)
Genre : Post-Apocalyptique
Nombre de pages : 595
Résumé : Première Vague : Extinction des feux
Deuxième Vague : Déferlante
Troisième Vague : Pandémie
Quatrième Vague : Silence


À l'aube de la Cinquième Vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper... Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés.
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu'à ce qu'elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du moins si Evan est bien celui qu'il prétend...
Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher 
ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.

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Vous n'êtes sans doute pas sans savoir – vu le nombre de fois où je vous l'ai rappelé – que j'adooore les romans de science-fiction, et que j'en lis à la pelle. J'avais énormément entendu parler de La 5ème Vague, toujours en des termes élogieux, et de plus en plus avec la sortie imminente de son adaptation cinématographique... Et je dois avouer que j'en attendais beaucoup : son résumé était terriblement tentant, sa couverture très belle, ses pages noires intrigantes... 
Je l'avais déjà lu une première fois, au printemps dernier, mais la fin m'avait complètement perdue. J'ai réessayé quelques mois après, et j'ai bien mieux accroché. Tout n'était pas parfait et j'ai tiqué sur certains éléments, mais dans l'ensemble, il s'agit d'une bonne lecture.

Avant tout, je voudrais préciser quelque chose. Il y a différents personnages principaux, et donc différents narrateurs qui interviennent à différents moments... En fait, je vous explique cela parce que l'identité de narrateur n'est pas spécifiée en tête de chapitre, et lors du premier changement de narrateur, j'ai mis plusieurs pages à enfin comprendre que ce n'était plus le même personnage qui s'exprimait – je me disais quand même qu'il était étrange que la fille parle d'elle au masculin

J'ai beaucoup aimé l'univers créé par l'auteur – il n'est pas extrêmement original, mais il reste très efficace. L'écriture est fluide, entraînante, les personnages plutôt attachants... Un certain personnage, Zombie, m'a énormément plu, et les chapitres dont il est le narrateur ont été de loin mes préférés. 
On retrouve un bon nombre des ingrédients qui permettent un roman sympathique de post-apocalyptique : de l'action, du suspense, une quantité suffisante de descriptions et de passages de contextualisation, des morts – très important –, des traîtres, des surprises... Certains passages peuvent être un peu longs, mais la fin est excellente, et donne envie de se jeter sur la suite.

Petit détail. J'ai en revanche eu un peu de mal avec les nombreuses descriptions identiques des yeux splendides d'Evan couleur chocolat, de son splendide sourire de travers, de son splendide postérieur. On a compris. Pas besoin de le répéter toutes les cinq pages.

J'ai eu par ailleurs un peu de mal avec la traduction, ou peut-être est-ce l'écriture originale de l'auteur. J'ai trouvé le style très... inégal, avec des passages très littéraires, au registre de langage presque soutenu, et d'autres franchement familier, avec l'emploi de mots à la limite du vulgaire qui n'étaient pas sincèrement pas nécessaires – je pense au terrible mot en "c" pour désigner un postérieur, employé environ vingt-cinq fois par page à un certain moment de l'intrigue. Ou encore au mot "futal". Dans un livre, on peut appeler ça un "pantalon". Ou encore aux nombreux jurons et insultes qui parsèment l'histoire. Étaient-ils d'une nécessité absolue ?

C'était l'instant Registre de langage, avec le soutien de l'Académie française.

En bref, un bon roman de post-apocalyptique, prenant et efficace à souhait, que j'ai bien aimé, malgré des passages légèrement trop longs, et les petits détails agaçants dont je vous ai déjà longuement parlé. Si vous aimez le genre, n'hésitez pas à le découvrir, ce n'est pas à proprement parler un roman transcendant, mais il reste très distrayant ! 

Note attribuée : 7,5/10

dimanche 17 janvier 2016

Vanishing Girls de Lauren Oliver — Chronique n°161

“Sometimes people stop loving you. And that's the kind of darkness that never gets fixed, no matter how many moons rise again, filling the sky with a weak approximation of light.” 

Titre : Vanishing Girls
Auteure : Lauren Oliver
Genre : Contemporain | Realistic Fiction
Éditions : HarperCollins
Nombre de pages : 357
Résumé : Dara and Nick used to be inseparable, but that was before the accident that left Dara's beautiful face scarred and the two sisters totally estranged. When Dara vanishes on her birthday, Nick thinks Dara is just playing around. But another girl, nine-year-old Madeline Snow, has vanished, too, and Nick becomes increasingly convinced that the two disappearances are linked. Now Nick has to find her sister, before it's too late.

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Existe également en français

Titre : Absences
Éditions : Hachette

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Roman lu en LC avec Fanny du blog Livresquement ! ♡ >son avis<

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Globalement, ce roman m'a plutôt plu. L'écriture est très fluide, on se laisse rapidement embarquer par l'histoire proposée par l'auteure, l'ambiance est très sombre, très oppressante, très bien travaillée... Mais j'ai tout de même quelque chose en travers de la gorge. 

Je n'ai pas grand-chose à reprocher aux 250 ou 300 premières pages, disons – oui, cela fait beaucoup. On apprend à connaître Nick et Dara, deux sœurs à la relation fusionnelle, qui se sont brusquement éloignées à la suite d'un accident de voiture causé par Nick, qui a laissé Dara défigurée. Nick a beau tenter de se réconcilier avec sa sœur, celle-ci ne fait que lui échapper, jusqu'à disparaître complètement.

L'histoire met un peu de temps à s'installer, mais cela n'est pas trop dérangeant. On se laisse porter par l'écriture très agréable de Lauren Oliver, qui emploie de nombreuses images souvent frappantes ou poétiques. 
L'éloignement brutal entre les deux sœurs peut paraître difficile à croire, mais l'auteure le rend très crédible, voire poignant. On voit ces deux personnages se déchirer, sans avoir la moindre idée de comment elles pourraient se... rabibocher.

Rabibocher : mot non employé depuis l'an de grâce 1563.

Non, mais sérieusement, c'est un roman très séduisant. L'atmosphère est comme je le disais plus haut, très particulière et très travaillée. Un peu éthérée, poignante, mais également vraiment angoissante par moments... Je ne me suis vraiment pas ennuyée, même si la véritable action démarre relativement tard. 

Sauf que. 

Dans le roman, on découvre un certain personnage nommé Parker, qui – ô surprise – rend complètement folles les deux sœurs. Naturellement, il se passera par la suite des événements pas très catholiques.
Sincèrement, qu'est-ce que les auteurs de YA ont avec ce genre de relations multi-sororales à la limite de l'inceste ? J'ai l'impression de voir cela partout ! Par exemple, dans To All the Boys I've Loved Before de Jenny Han, un certain spécimen masculin navigue sans gêne d'une sœur à l'autre. Ça ne lui pose strictement aucun problème. 
NON. Ce n'est pas propre. On arrête. 

Mais mon principal problème reste le dénouement. Je ne peux pas trop vous en dire sans vous spoiler, mais... Argh. Je l'ai vraiment senti venir. La réaction escomptée devait sans doute être de la surprise, de l'horreur, mais personnellement, j'ai juste soupiré.
Ce genre de rebondissement est ingénieux, mais il marche bien une fois. Pas plus. D'autant plus que je l'ai trouvé beaucoup mieux amené dans l'autre roman où j'ai retrouvé ce genre de fin...
Attention, spoiler, surlignez le blanc pour lire : Je pense à Nous les Menteurs de E. Lockhart. La fin est identique, mais je l'ai trouvé dix fois plus poignante dans le roman de Lockhart... Ici, elle m'a laissée de marbre, voire agacée.

Donc en plus des relations incestueuses, je suggère que l'on mette un terme aux vols mutuels de dénouements entre auteurs. Voilà.

Note attribuée : 7/10 : Pas une mauvaise lecture, dans le sens où l'intrigue se tient, et où l'écriture est remarquable, mais j'ai quand même un gros blocage avec la fin, trop prévisible et déjà-vu à mon goût. 

Ha, une ultime remarque. Je suis la seule à trouver que la fille sur la couverture a un nez extrêmement étrange ? Enfin, regardez, ses narines font au moins douze centimètres de diamètre. Bref.

mercredi 13 janvier 2016

Phobos 2 de Victor Dixen — Chronique n°160

"Même dans les situations les plus difficiles, il reste toujours un espoir. Même dans les mines les plus asséchées, il reste toujours une pépite."

"De l'orphelinat au foyer pour jeunes ouvrières, du foyer au camp d'entraînement Genesis, je n'ai jamais su ce que ça faisait de se sentir chez soi. 
Aujourd'hui, dans ces bras qui m'étreignent, je le comprends enfin."

Titre : Phobos 2
Auteur : Victor Dixen
Genre : Science-Fiction
Éditions  : Robert Laffont (collection R)
Résumé : Avertissement : si vous avez eu le privilège incomparable d'avoir été doté d'une paire d'yeux fonctionnant correctement à votre naissance, vous avez pu constater qu'il s'agit du second tome du saga. Par conséquent, je vous conseille de ne pas aventurer lesdits globes oculaires sur le résumé du roman – ma chronique est cependant exempte de spoilers. Enfin, vous faites ce que vous voulez, vous restez unique décisionnaire de vos actions, et je n'ai aucunement la prétention de m'interposer dans une décision aussi intime. Sur ce, bonne lecture.

ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN.



Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

MEME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE,
IL EST TROP TARD POUR OUBLIER.


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Roman lu dans le cadre d'une Lecture Commune avec Tess du blog Les Lectures de Tess >lien à venir< !

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Je suppose que vous êtes tous, au moins une fois dans votre vie, tombés amoureux d'un livre. Ce livre avait peut-être une suite. Le cas échéant, vous avez longuement fantasmé sur ce que l'auteur trouverait bien à écrire, à la tournure que l'intrigue prendrait, non sans une certaine crainte d'être déçu.
J'ai vécu cela avec Phobos 2.
Et je suis loin, très loin, incommensurablement loin d'être déçue.

L'auteur nous avait laissés avec une fin absolument... intenable, et j'ai dû prendre mon mal en patience pendant plusieurs long mois de détresse avant de connaître enfin la suite. Lorsque j'ai enfin commencé le deuxième tome, fébrile, je l'ai tout simplement dévoré – je crois que je l'ai terminé en vingt-quatre heures. 
Et... je veux la suite.

Phobos est un roman de science-fiction débordant d'inventivité, au découpage original, dont l'intrigue ne cesse de nous surprendre. Cette histoire d'émission de téléréalité suivant les pionniers de Mars à travers leur épopée hors-du-commun est toujours aussi prenante...
Ce livre possède un rythme remarquable, alternant entre des scènes d'action et des scènes plus lentes, sans jamais pour autant perdre son lecteur ou l'ennuyer. L'auteur sait parfaitement où il emmène ses lecteurs, et s'amuse en permanence à les surprendre. 

J'étais déjà très attachée à Léonor, mais après ce deuxième tome, ce n'est même plus de l'attachement, c'est de la fusion pure et simple. Je vivais le roman avec elle, je frémissais comme s'il s'agissait de mes propres aventures, j'étais en haleine, j'étais estomaquée par ce qui lui arrivait... 
J'appréciais beaucoup les autres passagers du Cupido, et j'ai été heureuse de les retrouver, d'autant plus que certains étaient beaucoup plus développés dans ce tome-ci. Les autres personnages étaient tout aussi réussis, qu'il s'agisse de figures connues ou de nouvelles personnalités. Une chose est sûre, ils ne pourront vous laisser indifférents !

Quant à cette fin. Cette fin.
Monsieur Dixen, cette fin.
Que vais-je faire de ma vie en attendant la suite ?

Bon, cette critique devient vraiment trop dithyrambique. Je vais tenter de réfréner mes ardeurs.

En bref, un second tome largement à la hauteur de son prédécesseur, qui le surpasse même,  aux personnages hauts en couleur terriblement attachants. L'intrigue est délicieusement imprévisible, oscillant entre des scènes d'action haletantes et des scènes plus calmes, toujours amusantes ou émouvantes. Les rebondissements et révélations affluent, on se laisse prendre au jeu dès les premières pages, et on referme ce roman le souffle coupé, le cœur battant mais pourtant brisé. À découvrir absolument !

Note attribuée : 10/10 : un coup de cœur intergalactique ! – oui, c'est un petit jeu de mots de mon invention. Soyez indulgents, s'il vous plaît. Je n'ai pas des capacités d'humour très étendues.