La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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dimanche 17 janvier 2016

Vanishing Girls de Lauren Oliver — Chronique n°161

“Sometimes people stop loving you. And that's the kind of darkness that never gets fixed, no matter how many moons rise again, filling the sky with a weak approximation of light.” 

Titre : Vanishing Girls
Auteure : Lauren Oliver
Genre : Contemporain | Realistic Fiction
Éditions : HarperCollins
Nombre de pages : 357
Résumé : Dara and Nick used to be inseparable, but that was before the accident that left Dara's beautiful face scarred and the two sisters totally estranged. When Dara vanishes on her birthday, Nick thinks Dara is just playing around. But another girl, nine-year-old Madeline Snow, has vanished, too, and Nick becomes increasingly convinced that the two disappearances are linked. Now Nick has to find her sister, before it's too late.

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Existe également en français

Titre : Absences
Éditions : Hachette

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Roman lu en LC avec Fanny du blog Livresquement ! ♡ >son avis<

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Globalement, ce roman m'a plutôt plu. L'écriture est très fluide, on se laisse rapidement embarquer par l'histoire proposée par l'auteure, l'ambiance est très sombre, très oppressante, très bien travaillée... Mais j'ai tout de même quelque chose en travers de la gorge. 

Je n'ai pas grand-chose à reprocher aux 250 ou 300 premières pages, disons – oui, cela fait beaucoup. On apprend à connaître Nick et Dara, deux sœurs à la relation fusionnelle, qui se sont brusquement éloignées à la suite d'un accident de voiture causé par Nick, qui a laissé Dara défigurée. Nick a beau tenter de se réconcilier avec sa sœur, celle-ci ne fait que lui échapper, jusqu'à disparaître complètement.

L'histoire met un peu de temps à s'installer, mais cela n'est pas trop dérangeant. On se laisse porter par l'écriture très agréable de Lauren Oliver, qui emploie de nombreuses images souvent frappantes ou poétiques. 
L'éloignement brutal entre les deux sœurs peut paraître difficile à croire, mais l'auteure le rend très crédible, voire poignant. On voit ces deux personnages se déchirer, sans avoir la moindre idée de comment elles pourraient se... rabibocher.

Rabibocher : mot non employé depuis l'an de grâce 1563.

Non, mais sérieusement, c'est un roman très séduisant. L'atmosphère est comme je le disais plus haut, très particulière et très travaillée. Un peu éthérée, poignante, mais également vraiment angoissante par moments... Je ne me suis vraiment pas ennuyée, même si la véritable action démarre relativement tard. 

Sauf que. 

Dans le roman, on découvre un certain personnage nommé Parker, qui – ô surprise – rend complètement folles les deux sœurs. Naturellement, il se passera par la suite des événements pas très catholiques.
Sincèrement, qu'est-ce que les auteurs de YA ont avec ce genre de relations multi-sororales à la limite de l'inceste ? J'ai l'impression de voir cela partout ! Par exemple, dans To All the Boys I've Loved Before de Jenny Han, un certain spécimen masculin navigue sans gêne d'une sœur à l'autre. Ça ne lui pose strictement aucun problème. 
NON. Ce n'est pas propre. On arrête. 

Mais mon principal problème reste le dénouement. Je ne peux pas trop vous en dire sans vous spoiler, mais... Argh. Je l'ai vraiment senti venir. La réaction escomptée devait sans doute être de la surprise, de l'horreur, mais personnellement, j'ai juste soupiré.
Ce genre de rebondissement est ingénieux, mais il marche bien une fois. Pas plus. D'autant plus que je l'ai trouvé beaucoup mieux amené dans l'autre roman où j'ai retrouvé ce genre de fin...
Attention, spoiler, surlignez le blanc pour lire : Je pense à Nous les Menteurs de E. Lockhart. La fin est identique, mais je l'ai trouvé dix fois plus poignante dans le roman de Lockhart... Ici, elle m'a laissée de marbre, voire agacée.

Donc en plus des relations incestueuses, je suggère que l'on mette un terme aux vols mutuels de dénouements entre auteurs. Voilà.

Note attribuée : 7/10 : Pas une mauvaise lecture, dans le sens où l'intrigue se tient, et où l'écriture est remarquable, mais j'ai quand même un gros blocage avec la fin, trop prévisible et déjà-vu à mon goût. 

Ha, une ultime remarque. Je suis la seule à trouver que la fille sur la couverture a un nez extrêmement étrange ? Enfin, regardez, ses narines font au moins douze centimètres de diamètre. Bref.

6 commentaires:

  1. C'est fou comme on a vraiment le même avis ! A part pour Parker, j'avoue que ça m'a pas choquée mais je comprends ce que tu veux dire ^^ Je publierai ma chronique demain :)

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    1. Le destin, toussa toussa... Oui, je suis une pauvre petite âme sensible :p

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  2. Je l'ai en ebook et il me tente beaucoup ! J'espère ne pas découvrir la fin ... En plus, ce sera ma première découverte de l'auteure ;)
    Le détail qui tue avec ses narines XD Tu m'as bien fais rire ^^

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    1. Tu possèdes combien de livres en ebook, trois mille ? Plus ? :p J'espère qu'il te plaira en tout cas !
      Haha, j'ai un œil de lynx !

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  3. Ce livre me tente moyennement... Je ne sais pas, il y a quelque chose qui me dérange (et je ne saurais pas expliquer ce que c'est ^^).
    Mais tu m'as bien fait rire avec ta chronique ^^.

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    1. Bon, en même temps, tu ne rates pas grand-chose...
      Merci, ça me touche :p

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