La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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mardi 29 juillet 2014

Sixtine de Caroline Vermalle — Chronique n°13

"Faites confiance à Hollywood pour rendre glamour ce qui est sordide. Croyez-moi, on est loin du trafic à papa où quelques gentilshommes-cambrioleurs se font plaisir avec deux ou trois trésors. Le marché illégal des antiquités, dans l'économie qu'il représente et dans son mode opératoire, a la triste distinction de faire partie du même club que le trafic d'armes, de drogue et d'humains. Les biens culturels sont une monnaie d'échange qui influe sur la géopolitique internationale, entre autres en finançant le terrorisme."

Titre : Sixtine
Auteur : Caroline Vermalle
Éditeur : Hachette (collection Black Moon)
Nombre de pages : 368
Résumé : Une jeune femme de 22 ans est retrouvée, presque morte, dans la pyramide de Khéops, dans une chambre dont les scientifiques ignoraient jusqu'alors l’existence. À son côté repose la dépouille de son mari, qu'elle vient d'épouser. Rien ne permet de penser que le tombeau royal a pu être ouvert depuis la pose de la dernière pierre il y a 4000 ans. Rien, hormis une petite fente à peine assez large pour laisser passer un souffle d'air. Son mari, qui repose à ses côtés, est le milliardaire Seth Pryce. Un tatouage en croix orne le bas du ventre de la jeune femme, qui ne se rappelle pas d'où il vient. En fait, Jessica Desroches-Pryce ne se souvient de rien, si ce n'est de son prénom : Sixtine.


Unique. Étrange. Original. Passionnant. Mystérieux. J'ai encore du mal à qualifier ce livre que j'ai fini avant-hier et qui m'a vraiment passionnée.

L'histoire se déroule principalement en Égypte, de nos jours. Un couple de jeunes mariés milliardaires est retrouvé enfermé dans la grande pyramide de Khéops : l'homme, Seth Pryce, est mort, et sa femme, Jessica Desroches-Pryce, l'est presque. Elle ne se rappelle de rien après son mariage, ses cheveux blonds ont viré au gris, et ses beaux yeux bleus ont viré à un étrange vert foncé. Et surtout, elle dit s'appeler Sixtine.

Le livre est constitué d'un prologue et de trois parties. Le prologue raconte le mariage des Pryce. La première partie est sans doute la plus obscure et la plus difficile : il y a beaucoup de personnages et on ne sait pas toujours qui est qui, beaucoup de thèmes différents sont abordés, on ne sait absolument pas comment les Pryce ont atterri dans la pyramide de Khéops alors qu'ils étaient au Mexique... C'est une partie introductive. Si j'étais parfois un peu découragée avant de reprendre ma lecture dans ce passage, la plume superbe de Caroline Vermalle m'a poussée à continuer ma lecture... et je n'ai pas été déçue. 
Dans la deuxième partie, il y a un chapitre bilan qui récapitule tout depuis le début du roman, il m'a permis de vraiment tout comprendre et à partir de ce moment... je n'ai pas pu arrêter de lire ce livre.
La troisième partie surtout, est géniale, parce qu'on sent tous les éléments de l'enquête s'assembler, comme un puzzle... 

On s'attache aux personnages (mon personnage préféré est Florence ! Je l'ai bien aimée, elle était vraiment touchante et attachante, et en plus elle aime un type qui se fiche d'elle, alors ça suscite la compassion J), je les ai globalement tous aimés. Tous sont très intéressants.

Toute l'intrigue repose sur l'univers de l'Égypte antique, de ses antiquités, du trafic d'œuvres, des faussaires... ce qui est déjà passionnant et vraiment bien amené par Caroline Vermalle qui, comme je le dis plus haut, écrit vraiment bien. Ce n'est pas du tout rébarbatif ou compliqué, mais il faut lire avec attention, ce n'est pas du tout une lecture légère dénuée de sens... au contraire !

La fin m'a beaucoup plu, ce qui est assez rare en fait (je suis souvent frustrée par les fins ouvertes et certaines fins complètement fermées me font pousser des cris de rage/incompréhension – mentalement). Elle laisse envisager une suite encore meilleure !

En conclusion, Sixtine est un livre de qualité vraiment intelligent qui m'a fait frissonner, m'a passionnée, et que j'ai eu beaucoup de mal à lâcher. Évidemment un coup de cœur (je sais que j'en ai beaucoup en ce moment, mais que voulez-vous, ce n'est pas ma faute si je ne lis que des livres géniaux ! J) ! Vivement la suite !

Note attribuée : 10/10 (même si la première partie peut être un peu difficile)

mercredi 23 juillet 2014

L'été des secondes chances de Morgan Matson — Chronique n°12

Titre : L'été des secondes chances
Auteur : Morgan Matson
Éditions : Hachette (Bloom)
Nombre de pages : 416
Résumé : Taylor a une manière bien à elle de traiter ses problèmes personnels : elle les fuit. Mais lorsque son père, atteint d'un cancer, décide de passer son dernier été en famille dans leur maison de vacances, la jeune fille ne peut se dérober. C'est là, cinq ans plus tôt, qu'elle avait laissé sa meilleure amie, Lucy, et son premier amour, Henry, avec la ferme intention de ne plus jamais les revoir. Cet été est celui de tous les souvenirs... et des secondes chances ?


Wouah. Ce livre est vraiment incroyable.

Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais sûrement pas à ça. Sans doute à une lecture légère parfaite pour l'été, à lire à la plage. Eh bien je déconseille fortement de le lire à la plage, parce que :
  1. Le livre serait abîmé, écorné, avec du sable coincé entre les pages, et ce serait trop dommage qu'un livre aussi merveilleux connaisse un aussi triste sort (je suis une vraie maniaque avec mes livres. Sérieusement, je me crispe dès qu'on y touche et j'ai l'impression qu'on m'arrache un bras quand j'en prête un. Mais c'est seulement avec les livres. Et ma collection de miniatures de parfum).
  2. Pour le lire, il faut être assez concentré. 
  3. Ne lisez surtout pas la fin sur la plage ou vous allez vous mettre à pleurer à chaudes larmes devant tous les baigneurs et autres estivants, et vous aurez l'air passablement étrange.

Quand je lis un livre, je suis très réceptive aux émotions qu'il véhicule (et il y en a, des émotions, dans ce livre). Cependant, quand ce que je lis me fait pleurer, cela se limite à une grosse boule dans la gorge et à une ou deux petites larmes ridiculement petites. L'été des secondes chances (et plus particulièrement les cinq ou six derniers chapitres) m'a vraiment fait pleurer, j'ai même dû m'interrompre un instant autour du chapitre 38 pour me reprendre. À ce moment-là, l'écriture monte en puissance, le moment est si triste, la plume de l'auteur si belle, les émotions si fortes... 
Tout cela a fait remonter des épisodes pas très sympathiques de ma vie et plein d'autres choses, ce qui a abouti à des larmes.

Bref. C'était très lyrique, ce passage.

Reprenons du début. Taylor, 17 ans, n'a jamais été très douée pour les relations avec les autres : au moindre problème, elle fuit (au sens propre comme au figuré). 
Son père a un cancer. Manque de chance, c'est un cancer du pancréas. De stade 4. En résumé, il va mourir. Il souhaite passer un dernier été avec sa famille, dans la maison où ils passaient tous leurs étés, où ils ne sont pas retournés depuis 5 ans. 

L'été d'il y a 5 ans est un très mauvais souvenir pour Taylor (pourquoi ? on le découvre dans le livre), aussi elle redoute un peu ce retour.

Comme je le disais, ce livre est vraiment merveilleux, même si dans un premier temps, on manque de décrocher, il ne se passe pas grand-chose. Il faut s'accrocher, la suite en vaut largement la peine ! C'est un crescendo, la maladie du père de Taylor prend de l'importance, surtout vers la fin, mais le livre parle également d'amour, d'amitié, de relations familiales...
Quand j'ai dépassé la moitié du livre, c'est bien simple, je ne l'ai pas lâché.

Tous les personnages sont attachants, surtout les personnages secondaires, tous plus riches les uns que les autres (Warren, Henry, Lucy...).
Pour Taylor, c'est un peu plus compliqué. En lisant les premières pages, je l'ai trouvée vraiment antipathique, ses réactions sont irréfléchies et – je trouve – parfois pas très intelligentes. Au fil de livre, Taylor évolue profondément, et à la fin je me sentais presque en symbiose avec elle.

Il n'y a pas vraiment de suspense (on sait très bien que le père va mourir et l'ensemble reste prévisible) mais cela ne m'a pas dérangée tant l'histoire était riche.

Ce livre est un énorme coup de cœur bourré d'émotions fortes que vous vous devez de lire – mais pas sur la plage J.

Note attribuée : 10/10, évidemment (il faut être cohérent...)

dimanche 20 juillet 2014

Geek Girl tome 1 de Holly Smale - Chronique n°11

« La mode est une véritable anguille : vous essayez de l’attraper par le cou, elle vous glisse entre les mains pour filer ailleurs, et plus vous essayez de la rattraper, plus vous êtes ridicule. Tout le monde se moque de vous jusqu’à ce que vous soyez en train de vous tortiller par terre, et à ce moment-là l’anguille a filé sous la table.
Et donc, pour faire court, j’ai renoncé. Le cerveau a une capacité d’assimilation limitée, et j’ai décidé qu’il n’y avait pas assez de place dans le mien. »


Titre : Geek Girl
Auteur : Holly Smale
Édition : Nathan
Nombre de pages : 401
Résumé : Je m’appelle Harriet Manners et je déteste la mode. Sincèrement. Je préfère savoir que lors d’un éternuement, tous les organes s’arrêtent, le cœur compris, qu’une cuillerée à café d’étoile à neutrons pèse des milliards de tonnes, ou que le merle bleu ne voit pas la couleur bleue. C’est sûrement pour ça que je n’ai pas beaucoup d’amis et qu’un « fan » a écrit GEEK au marqueur rouge sur mon sac.
Alors que feriez-vous à ma place si une agence de mannequins vous repérait ? Et vous proposait de passer de geek à… chic ?

Pour une raison que j'ignore, j'ai eu beaucoup de mal à écrire cette chronique et je la publie donc une semaine plus tard que prévu, veuillez m'en excuser.
J'ai été très agréablement surpris par Geek Girl que je pensais être un livre léger, agréable mais sans plus. Et il y a des plus !

Harriet, la narratrice et héroïne du roman, au savoir immense (qu’elle nous fait partager au fil du roman), m’a bien fait rire, par ses réflexions et ses réactions… pour le moins inattendues. C’est une geek, elle est totalement réfractaire à la mode, et pourtant elle va être repérée pour devenir top-model… Harriet a également un don pour se fourrer dans des situations impossibles, et ça, ça fait toujours rire.
D’autres personnages, en revanche, n’étaient pas assez crédibles, même si le roman Geek Girl en lui-même repose sur une part de… loufoquerie. Par exemple, le père de Harriet qui agit comme un enfant de huit ans alors qu’il en a quarante, ou encore Toby au comportement vraiment… spécial. Le personnage de Wilbur (et sa manie d’attribuer des sobriquets ridicules à tout le monde !) passe mieux parce que je m’imagine bien qu’il existe dans le milieu de la mode des individus aussi… extravagants. Ces personnages loufoques ne m’ont pas trop dérangée, grâce à l’humour et à la dérision de Harriet.
Tous les personnages restent cependant très drôles et touchants.
La romance qui commence tout juste à naître dans ce roman mérite d’être développée par la suite.


Je disais donc que l’histoire pouvait sembler très légère, mais le roman dégage en réalité un message plus profond. Le personnage d’Harriet évolue également d’une manière très intéressante. Il y a des rebondissements, on n'a pas le temps de s'ennuyer, les personnages sont au final attachants, le livre se lit d'une traite.
Détail technique : les chapitres sont très très courts, certains ne font que deux pages à peine, et cela m’a fait un peu peur au départ, mais en fait cela rythmait agréablement la lecture.

Au fur et à mesure qu'on avance dans le roman, on voit quand même la fin se profiler (il n'y a pas de suspense insoutenable). Si le roman n’avait pas eu de suite, ce « happy-end » plein de bons sentiments m’aurait dérangée, mais je compte sur Harriet pour recommencer à avoir des ennuis par la suite J

En conclusion, je recommande ce roman que j’ai dévoré en très peu de temps et dont j’attends avec impatience la suite ! Geek Girl n’est cependant pas un coup de cœur en raison de passages et de personnages un peu trop gros pour être crédibles.
Quelques passages m’ont beaucoup fait rire !

Note attribuée : 8/10 pour cette lecture très agréable.

Petit bonus : un passage qui m'a fait rire :)

« — Je tiens mon prénom, l’informé-je sur un ton aussi digne que possible, d’Harriet Quimby, la première femme pilote américaine et première femme à avoir traversé la Manche aux commandes d’un aéroplane. Ma mère l’a choisi pour évoquer la liberté, le courage et l’indépendance, et elle l’a prononcé juste avant de mourir.
Il y a un bref silence. Wilbur prend l’air peiné qui convient, puis c’est papa qui parle.
— Qui t’a raconté ça ?
— Annabel.
— Mais ce n’est pas vrai du tout. Tu tiens ton nom d’Harriet la tortue, la deuxième tortue la plus âgée au monde.
Nouveau silence, pendant lequel je regarde fixement papa. (…)
— Une tortue ? je répète, désemparée. Je tiens mon nom d’une tortue ? Et c’est censé évoquer quoi, une tortue ?
— La longévité ? »

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lundi 14 juillet 2014

Cœur Vanille - les Filles au chocolat tome 5 — Chronique n°10


« Parfois, il est plus facile de tourner le dos aux problèmes que d’essayer de les résoudre. »

Attention : si vous avez été doté(e) d’une paire d’yeux normalement constituée à la naissance, vous voyez qu’il s’agit d’une SUITE (et fin) d’une saga de 5 tomes. Par conséquent, si vous n’avez pas lu les tomes précédents, je vous déconseille vivement de lire cette chronique, ou vous allez touuuut vous spoiler. Après, on vit en démocratie, donc vous faites ce que vous voulez (du moment que c’est légal) c’est juste un conseil.

Les livres de la série Les filles au chocolat peuvent se lire indépendamment, aux dires de certains, mais c’est quand même mieux de commencer par le début ^

Titre : Cœur Vanille — Les filles au chocolat tome 5
Auteur : Cathy Cassidy
Édition : Nathan
Nombre de pages : 283
Résumé : Je m’appelle : Honey Tanberry
Mon âge : 15 ans
Je suis : rebelle et sensible
Mon style : tongs et robes de plage
J’aime : la liberté
Je rêve : d’une vie heureuse, sans drame et sans trahison
Mon problème : je détruis tout ce que j’aime…


Ça y est, c’est la fin des Filles au chocolat (serrement de cœur). Après Cherry, Skye, Summer et Coco (et Shay !), c’est enfin au tour de Honey d’être la narratrice. Depuis le temps que je l’attendais ! C’est de loin l’un des personnages les plus complexes (et donc intéressants) de la série (même s’ils sont tous intéressants ! J’ai été très agréablement surprise par le tome de Coco, Cœur Coco, dont l'histoire m’a tout d’abord eu l’air ennuyeuse à mourir – il faut sauver le cheval malaaaade ! – et qui s’est révélé aussi bon que les précédents. Je pensais tout savoir de Coco... et en fait non).

Honey, donc. Après avoir pété un câble monumental (petit rappel : elle a fréquenté des forains douteux, séché les cours et modifié les notes de son bulletin avec l’aide de son petit ami, mais le pot-aux-roses a été découvert…), elle s’envole pour l’Australie, à Sydney, et va vivre chez son père, Greg, où elle va fréquenter une école privée qui devrait la remettre sur le droit chemin.

Honey, rappelons-le également, est extrêmement lunatique et parfois (souvent) égoïste. Dans ce tome, dans le but de plaire à son père, elle change complètement et travaille du mieux qu’elle peut. Elle se fait des amies, Tara et Bennie (qui sont adorables) rencontre des garçons, Ash et Riley, entre lesquels son cœur balance, (et commence à chatter avec Riley) travaille dur en cours... Les vacances d'été approchent. Mais bien sûr, cette nouvelle vie presque parfaite va prendre un tournant… Pas vraiment agréable.

Cœur Vanille se lit rapidement, mais l’histoire ne m’a pas semblée trop courte. Tout était juste dans ce livre, on redécouvre Honey qui (re)devient un de nos personnages préférés. Enfin, on la comprend. J’ai vraiment apprécié Honey, Ash, ses amies… tout comme j’ai adoré détester son père ! Quel odieux personnage, celui-là.

Dans chaque livre, un univers nouveau est abordé, à chaque fois d’une manière très juste. Après l'amour, l'anorexie, le paranormal, et d'autres, l'auteur traite le cyberharcèlement et le piratage informatique dont Honey va rapidement être victime... Tout commence par une simple photo, puis par une autre, et encore d'autres...
On peut également lire, en plus du récit de Honey, quelques mails, SMS et autres, qui rythment agréablement chaque chapitre.

Les Filles au chocolat en général
Ces livres qu’on peut penser écrits pour des petites filles de 11 ans sont en réalité bien plus profonds qu’on le pense et très agréables à lire à tous les âges (ma mère les a lus ^^). Les personnages sont vrais et attachants, leurs histoires pleines de rebondissements, il y a beaucoup de variété entre les différents tomes. L’écriture de Cathy Cassidy est toujours un délice. Cerise sur le gâteau : les couvertures sont vraiment sublimes… et appétissantes ! Parfaits pour lire sur la plage ou au bord de la piscine cet été ! ;) 

Bref, comme vous l’aurez compris, je suis une vraie fan de cette série qui touche déjà à sa fin (toutes les bonnes choses ont une fin, comme on dit), c’est encore une fois un coup de cœur. Vraiment, lisez-les ! Et vous ne pouvez même plus prétexter que vous n’avez pas assez d’argent pour les acheter, les premiers tomes sont sortis en format poche !

Note attribuée : 10/10 (je n’ai pas de motif valable pour enlever ne serait-ce qu’un quart de point à la note de ce livre !) pour les rebondissements, le suspense (même si j'ai résolu le mystère avant la fin du livre !) et l'univers des Filles au chocolat...


mercredi 9 juillet 2014

Panic de Lauren Oliver — Chronique n°9

"Personne ne croyait à la fin de Panic.
Le jeu devait continuer.
Le jeu continuait toujours."
Titre : Panic
Auteur : Lauren Oliver
Edition : Black Moon (Hachette)
Nombre de pages : 364
Résumé :
Personne ne sait qui a inventé Panic,
ni quand ce jeu a commencé.
Personne ne connaît les juges,
leur identité est un secret.
Personne ne connaît les règles :
il n'y en a pas.
Les coups les plus tordus sont permis
pour remporter les épreuves successives,
chacune plus dangereuse que la précédente.
Plus de cinquante mille dollars sont mis en jeu.
Et l'espoir d'une vie meilleure.
Peut-on rêver mieux quand on a dix-sept ans
et qu'on vit dans un trou paumé ?
Qui peut résister à Panic ?
Personne.
Mais le vrai vainqueur, c'est la peur.
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J'avais déjà eu l'occasion de découvrir la plume de Lauren Oliver en lisant les deux premiers tomes de sa trilogie Delirium. J'étais très très impatiente de découvrir son nouveau roman, Panic. L'histoire m'avait l'air vraiment passionnante...

Dès les toutes premières pages, on a de très nombreuses explications sur le jeu, ce qui nous permet de ne pas être trop perdus. On comprend que c'est un jeu tout à fait inégal organisé l'été par les jeunes d'une petite ville, pour se distraire, que les épreuves sont très dangereuses (il y a déjà eu des morts) et qu'il repose sur le mystère - personne ne connaît l'identité des organisateurs.
En commençant ma lecture, je pensais que Panic était un jeu de plus grande envergure, à dimension nationale (un peu comme dans Addict de Jeanne Ryan, un livre dans lequel il est question d'un autre jeu dangereux aux organisateurs anonymes, qui fascine autant qu'il terrifie).
On arrive tout de suite dans le feu de l'action, l'épreuve inaugurale de Panic, et j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour lire la première page qui n'est pas vraiment... Accueillante. Mais la suite en vaut la peine !

On suit à tour de rôle deux personnages : Heather et Dodge, d'un point de vue interne (même si la narration est à la troisième personne), deux adolescents qui décident de participer au jeu pour des raisons radicalement différentes. Ils ne se connaissent pas
Leurs décisions sont parfois un peu... Contradictoires et/ou contestables, mais personnellement je les ai bien aimés (ainsi que tous les autres personnages secondaires : Nat, Bishop, Lily...).
J'avoue avoir eu un peu de mal avec Heather au début, mais je l'ai vraiment appréciée par la suite, son évolution la rend bien plus sympathique.

Je m'attendais à ce qu'il y ait un peu plus d'épreuves, et peut-être à ce que les toutes dernières épreuves soient plus... Risquées ? Je pensais également qu'elles auraient une part plus importante dans l'intrigue : on passe beaucoup de temps à suivre les vies respectives de Heather et de Dodge.
Les rebondissements de l'histoire m'ont surprise, en général. Je n'ai pas réussi à lâcher ce livre de toute ma lecture, je l'ai dévoré. Je ne me suis pas ennuyée, le rythme était plutôt soutenu, à part quelques rares passages un peu longuets sur les bords. 
Les couples, maintenant. J'ai cru deviner qui allait se mettre avec qui, et je dois admettre que je me suis bien plantée (voilà, ça, c'est dit).

Attention, ce qui va suivre est un gros SPOILER (surlignez ce qui est écrit en blanc si vous avez déjà lu le livre ou si vous tenez vraiment à vous gâcher TOUTE L'INTRIGUE, c'est à vous de voir).

J'ai en revanche été un tout petit peu déçue par la fin. Le happy-end où tout le monde est content et en couple avec la personne qu'il/elle aime... Sérieusement, aucun héros ne meurt (je ne suis pas sanguinaire, mais...) ! Le seul personnage qui trouve la mort dans Panic est un type dont on  a strictement rien à faire... Enfin, pour ma part, je m'en fichais un peu - beaucoup. D'un autre côté, c'est aussi très sympa les happy-end bourrés de bonnes intentions, du genre Heather qui partage l'argent en trois !  Enfin bref, ça reste une bonne fin, même si je pense qu'elle aurait gagné à être un peu plus développée.

Message à retenir si vous n'avez pas lu le blanc : j'ai été un tout petit peu déçue par la fin, je pense qu'elle aurait gagné à être un peu plus développée, mais elle me convient très bien malgré tout.

En conclusion : Panic est une excellente lecture : j'ai lu ce livre d'une traite et je félicite une fois de plus Lauren Oliver pour son talent et sa créativité. J'ai adoré l'univers, les personnages, et quand j'ai refermé le livre, j'étais toute triste de devoir les quitter ! Je le conseille vivement...

Note attribuée : 9/10 : un point en moins à cause de la fin pas assez développée et de quelques autres petits détails. Ce livre est pour moi, en dépit de beaucoup d'avis mitigés, un presque coup de cœur !

dimanche 6 juillet 2014

In My Mailbox [2]

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren, inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie et repris en français par Lilie du blog La bibliothèque de LilieAujourd'hui le récapitulatif des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir. 
C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

 

In My Mailbox


 

Première semaine de Juillet

Cette semaine, avouons-le, je n'ai pas été raisonnable (du tout). J'ai donc fait l'acquisition, en deux jours, de 4 livres :



Love letters to the Dead d'Ava Dellaira : Couverture sublime, roman épistolaire, histoire originale, Love Letters to the Dead a tout pour me plaire ! 

Boyfriend App de Katie Sise : La première fois que j'ai vu ce roman en librairie, je ne l'ai pas acheté, de peur qu'il soit trop "pré-ado". Depuis, j'ai lu de très bonnes critiques de ce livre... Alors je me laisse tenter !

Wings tome 2 d'Aprilynne Pike : j'avais apprécié le premier tome, j'ai donc eu envie de continuer de découvrir cette tétralogie, (oui, j'emploie le mot tétralogie, et alors ?) d'autant plus que le premier volet était surtout un tome introductif...

Cœur vanille de Cathy Cassidy : (encore une suite) enfin le dernier tome des Filles au Chocolat ! J'avais eu un gros gros coup de cœur pour cette série qui ne s'adresse pas qu'aux pré-ados, comme on pourrait le penser, mais qui se lit à tous les âges (et pour cause ! ma propre mère les a lus !!). Cette série aborde de très nombreux sujets, l'anorexie par exemple, et se révèle assez profonde, mais reste très agréable à lire et permet de se détendre. Dans ce tome 5, on suit l'aînée des filles Tanberry : Honey...

samedi 5 juillet 2014

L'été de Mademoiselle Bouquine...

Demain, je pars en vacances, ce qui signifie qu'en raison de la qualité merveilleeeeuse (saisissez la pointe d'ironie de mon propos) de la connexion Internet (inexistante) de l'endroit où je pars pour les prochaines semaines, les articles seront publiés à un rythme un tout petit peu moins soutenu (une à deux fois par semaine je pense), veuillez m'en excuser d'avance...

L'été, c'est la saison rêvée pour lire. Pas de devoirs, d'examens, de terribles échéances qui se rapprochent inexorablement, bref, aucun de ces éléments qui nous empêchent de nous abandonner paisiblement à la lecture.

Cet été, j'ai prévu beaucoup de lectures : ma PAL d'été menace de s'écrouler à chaque instant du fait de sa hauteur. En voici un petit aperçu :

Tout en bas de la pile il y a encore quelques livres,  mais ils ne se voient pas ^^

En tout, ma PAL est constituée de 15 livres... 15 livres ! Plus ceux que je vais sûrement acquérir cet été.... Parviendrai-je à tous les lire ?
Et vous ? Que lisez-vous cet été ?
Bonnes vacances à tous,
— Capucine



mercredi 2 juillet 2014

Night School tome 1 de C. J. Daugherty — Chronique n°8

"— J'ai l'impression que je me suis encore comporté comme un con, dit-il.
— Ne t'inquiète pas, répondit-elle froidement. Au moins, tu es cohérent."


"— Je sacrifierais tout le monde pour toi.
Elle le dévisagea, atterrée.
— Ne dis pas une chose pareille, murmura-t-elle. C'est horrible. 
— Je sais que c'est horrible. Mais c'est la vérité."


Titre : Night School 
Auteur : C. J. Daugherty
Genre : YA
Édition : Robert Laffont - Collection R
Nombre de pages : 466
Résumé : Allie Sheridan déteste son lycée. Son grand frère a disparu. Et elle vient d'être arrêtée. Une énième fois. C'en est trop pour ses parents, qui l'envoient dans un internat au règlement quasi militaire. Contre toute attente, Allie s'y plaît. Elle se fait des amis et rencontre Carter, un garçon solitaire, aussi fascinant que difficile à apprivoiser...

Mais l'école privée Cimmeria n'a vraiment rien d'ordinaire. L'établissement est fréquenté par un fascinant mélange de surdoués, de rebelles et d'enfants de millionnaires. Plus étrange, certains élèves sont recrutés par la très discrète "Night School", dont les dangereuses activités et les rituels nocturnes demeurent un mystère pour qui n'y participe pas.

Allie en est convaincue : ses camarades, ses professeurs, et peut-être même ses parents, lui cachent d'inavouables secrets. Elle devra vite choisir à qui se fier, et surtout qui aimer...


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Ce roman repose sur le mystère. Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre en commençant à lire ce roman. Il faut dire que le résumé dévoile beaucoup de choses... Sans rien révéler. S'agit-il de fantastique ou pas du tout ? Au fil des 466 pages du roman, l'auteur arrive à tenir le lecteur en haleine, alors que, soyons honnêtes, l'intrigue est trèèèès leeeente.

Allie Sheridan, qui est envoyée à Cimmeria après s'être fait arrêter une fois de trop, est très attachante. Elle a un humour, une personnalité, des réactions qui m'ont plu. La narration est à la troisième personne, ce qui a dérangé certaines personnes (personnellement... pas plus que ça) : on n'avait pas besoin de l'emploi du "je" pour se sentir proche d'elle. 
Les autres personnages sont tout aussi attachants : Jo, Sylvain, Carter, Gabe, Lisa... Surtout Carter (bon, voilà, c'est dit). On les comprend et chacun apporte quelque chose à l'histoire. Il y en a pas mal, mais on arrive facilement à savoir qui est qui.

L'intrigue en elle-même. Quand Allie arrive à Cimmeria, une école privée dont elle n'a jamais entendu parler et où tous les portables, ordinateurs et autres appareils du XXIème siècle sont interdits, elle arrive à s'intégrer (à peu près) assez rapidement. Un des seuls petits points négatifs : en un rien de temps, elle passe de l'adolescente rebelle et délinquante à la jeune fille studieuse et sérieuse... Je veux bien, mais en quelques pages... 
L'auteur arrive parfaitement à rendre l'ambiance de Cimmeria, on se croirait dans les couloirs, dans le foyer... 
On comprend vite que tout se joue autour de la mystérieuse Night School (en même temps c'est le titre), dont les élèves suivent les cours la nuit. Les étrangers à cette organisation n'en savent rien, et ignorent l'identité de ses membres (enfin, ils s'en doutent un peu quand même). 


L'auteur s'attarde peut-être parfois sur des choses qui n'en valent pas vraiment la peine.
Ce roman est un vrai tome introductif (il y a cinq tomes... On ne parle plus de trilogie, mais d'une véritable pentalogie !), mais je ne me suis pas ennuyée : il y a souvent de nouveaux rebondissements et on a VRAIMENT envie de comprendre ce qui cloche dans cette école.

Tout petit point négatif : les histoires de couple d'Allie sont tellement prévisibles...

Je n'ai pas eu de mal à lire ce roman, mais dans le premier quart, je n'éprouvais pas une envie fulgurante, un réel besoin de m'y remettre. Après, si : les événements s'accélèrent, jusqu'au dénouement final du dernier quart (que je n'ai pas pu lâcher jusqu'à l'avoir terminé vers minuit – vilaine fille qui se couche tard !).

Vraiment, l'auteur écrit plutôt bien (encore une fois il s'agit d'un premier roman, donc chapeau bas) et a réussi à créer un monde et une intrigue passionnants : pas mal du tout donc. Ça frôle le coup de cœur, mais je pense qu'il faut le réserver pour les tomes suivants qui promettent vraiment beaucoup de belles choses !

J'ai vraiment très très envie de retrouver Allie et tout son petit univers dans le tome 2 !!
Note attribuée : 9,5/10 pour ce presque coup de cœur... Parce que je n'arrive pas à lui mettre 10 à cause de quelques petites choses minimes qui m'ont un peu dérangée.

À lire absolument, sauf si vous détestez par-dessus tout devoir attendre...