La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

-

Dernières chroniques...

Dernières chroniques...

Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image">

jeudi 30 octobre 2014

Seuls au monde d'Emmy Laybourne — Chronique n°39

"La fin du monde débute comme un jour ordinaire où tout bascule soudain."

Titre : Seuls au monde
Auteur : Emmy Laybourne
Genre : Apocalyptique, Science-Fiction
Éditions : Hachette
Nombre de pages : 343
Résumé : "Ta mère te crie que tu vas louper ton bus. Tu ne prends ni le temps de la serrer dans tes bras ni de lui dire que tu l'aimes. Forcément... Tu dévales juste l'escalier et tu sprintes jusqu'à l'arrêt de bus. Sauf que, si c'est la toute dernière fois que tu dois voir ta mère, tu te mets à regretter de ne pas avoir pris le temps. Y compris de ne pas avoir raté le bus. Là, le mien arrivait, alors j'ai sprinté."
Dean aurait vraiment dû dire au revoir à sa mère. Lui, son petit frère, ainsi que tous les autres passagers des bus qui devaient les conduire, comme tous les jours, à l'école. Mais comment auraient-ils pu deviner ce jour-là qu'une catastrophe écologique les pousserait à se réfugier dans un supermarché ?

-----------------------------------------------------------

J'étais franchement dubitative en commençant ma lecture. Pour commencer, je ne trouve vraiment pas cette couverture jolie, et ensuite, j'avais lu quelques avis très mitigés. 
Et pourtant !

Premier bon point : l'histoire. Au cas où vous ne le sauriez pas encore, j'adore les romans apocalyptiques ou post-apocalyptiques. Alors, avec Seuls au monde, j'étais servie. Catastrophes météo, fuites de gaz mortels... et 14 jeunes de 5 à 18 ans qui se retrouvent enfermés dans un supermarché, sans adultes. Je n'en dévoile pas plus...

Deuxième bon point : le narrateur, Dean, un garçon un peu rêveur, qui aime lire et écrire de la poésie. Vous l'aurez deviné, au lycée, il n'est pas populaire du tout. Ce personnage m'a bien plu, je l'ai trouvé touchant, parce que ce n'est pas un héros parfait plein de qualités. En fait, il n'est pas le héros du tout, juste un garçon parmi les enfants réfugiés dans le supermarché Greenway qui raconte ce qu'il lui arrive.
J'ai aimé suivre la plupart des autres personnages, surtout les enfants plus jeunes ! En tout, ils sont 14, et j'ai beaucoup aimé les découvrir un par un, avec leurs personnalités toutes différentes... Mais je crois que mon préféré reste Dean.

L'écriture de l'auteur est très simple, il n'y a aucune difficulté à lire ce roman. On se laisse vite prendre par l'histoire, à un détail près : j'ai trouvé le vocabulaire employé parfois très familier, ce qui facilite la lecture mais a également tendance à manquer d'élégance. Heureusement, j'ai fini par trouver que cela donnait un côté plus réaliste à la narration (on lit en effet le "journal intime" de Dean).

L'action se déroule en quasi-totalité à l'intérieur de ce supermarché, le Greenway. C'est donc une histoire en huis-clos, ce qui ne me dérange absolument pas (mais je sais que c'est le cas de certains). 
Seuls au monde est un livre que j'ai eu du mal à lâcher, d'autant plus que les chapitres sont courts et les rebondissements plutôt fréquents, surtout dans la deuxième partie du roman.
Le rythme est haletant, l'action se déroule sur 12 jours (les jours sont numérotés en bas de la page de droite), j'ai parfois vraiment été surprise !

Dans les dernières pages, tout s'accélère... La fin me donne envie de me jeter sur le tome 2, même si je l'ai trouvée un peu... précipitée. Un détail m'a vraiment surprise, j'ai hâte de voir ce que cela peut donner par la suite.

En bref, une lecture facile et palpitante, un moment de lecture agréable ! Un narrateur attachant, une action trépidante... Cependant, j'ai parfois trouvé l'expression un peu trop familière et des passages un peu moins... riches.

Note attribuée : 7,5/10 : assez loin du coup de cœur, j'ai tout de même beaucoup aimé ce livre et j'ai hâte de lire la suite !

vendredi 24 octobre 2014

Dualed d'Elsie Chapman — Chronique n°38

"À votre avis, un accomplissement, c'est avant tout un Alt qui doit mourir, ou c'est plutôt un Alt qui parvient à survivre ?"

Titre : Dualed
Auteur : Elsie Chapman
Genre : Dystopie | Science-Fiction | Aventure
Éditions : Lumen
Nombre de pages : 347
Résumé : Dans la ville fortifiée de Kersh, avant d’atteindre son vingtième anniversaire, chaque citoyen doit éliminer son Alter ego, un jumeau génétiquement identique, élevé dans une autre famille. Le compte à rebours se déclenche un beau matin, et chacun a trente petits jours pour affronter son autre moi.




West Grayer est fin prête. Elle a quinze ans, et s’entraîne depuis des mois et des mois pour affronter son Alt. Survivre, c’est accéder à une vie normale, terminer ses études, avoir le droit de travailler, de se marier, de mettre au monde des enfants. Mais un grain de sable imprévu vient gripper la machine, et West se met à douter : est-elle vraiment la meilleure version d’elle-même, celle qui mérite un avenir ? Pour rester en vie, elle doit cesser de fuir… son double d’abord, mais aussi ce qu’elle ressent, et qui a le pouvoir de la détruire.

------------------------------------------------------------

Dans la mégalopole de Kersh, chaque citoyen, entre son dixième et son vingtième anniversaire, est activé. Il a un mois pour tuer son Alt, un jumeau génétiquement identique qu'il n'a jamais rencontré. Alors, il méritera sa place et aura droit à une vie normale.


C'est ce synopsis unique qui m'a intriguée et poussée à lire ce livre. Et je ne suis pas déçue !

Au départ, on a peu d'indications sur le fonctionnement de Kersh, et on se demande un peu quelle est l'utilité de ce massacre d'innocents, mais on a droit à plus d'explications par la suite, et tout s'éclaire.

Nous suivons donc West, 15 ans, dont pratiquement toute la famille a été décimée plus ou moins directement par le système des Alts. Elle s'entraîne dur pour réussir à éliminer son propre Alt, le jour venu.
West, est très difficile, voire quasiment impossible à comprendre. Dans les premiers chapitres, elle fait un choix en particulier dont j'ai eu beaucoup de mal à saisir l'utilité.
Ce n'est pas évident de s'attacher à West, à cause de ses choix brusques que j'ai souvent trouvés illogiques. La manière dont elle réagit avec Chord, le meilleur ami de son frère, est surtout la chose à cause de laquelle j'avais envie de la secouer violemment par les épaules.
Heureusement, par la suite, j'ai réussi à comprendre ses faiblesses, et à m'attacher à elle. 

Il y a peu de personnages secondaires, et je ne les ai pas trouvés extraordinaires. La force du roman repose plus sur l'intrigue...

L'intrigue, donc, est plus que prenante et le rythme haletant. Ce livre, véritable thriller, se lit rapidement, on est emporté par l'histoire. Dualed est un roman addictif, j'ai eu beaucoup de mal à décrocher, malgré des chapitres plutôt longs qui rendent parfois la lecture plus difficile.
Il y a du suspense, et de (trop ?) nombreux rebondissements. L'histoire tourne parfois un peu en rond, mais cela ne dure jamais trop longtemps.
L'écriture est simple et directe, très agréable, surtout pour un premier roman ! J'ai trouvé qu'elle convenait très bien à ce thriller.

Il y a pas mal d'ellipses temporelles, et il m'est arrivé d'être un peu perdue, mais j'ai toujours fini par retrouver mes repères.

Il y a, bien évidemment, une romance, mais elle n'est pas trop présente dans ce tome... Je pense qu'elle le sera plus dans le suivant !

La fin m'a convenu, elle était dans la continuité du roman. Maintenant, j'ai hâte de lire Divided, la suite, dont le résumé m'a l'air tout à fait intéressant !

En bref, j'ai beaucoup aimé Dualed, je me suis déjà procuré la suite ! J'ai réussi à rentrer dans ce roman dont j'ai adoré l'univers dystopique et un peu post-apocalyptique. Ce n'est cependant pas un coup de cœur, à cause de quelques petits points qui m'ont dérangée, comme l'illogisme de l'héroïne par exemple !

Note attribuée : 8/10 : j'ai adoré l'univers dystopique créé par Elsie Chapman, il est vraiment unique ! Dualed se lit d'une traite, c'est un roman passionnant, mais j'ai parfois eu du mal avec West, l'héroïne, même si j'ai fini par m'attacher à elle.

Un petit extrait :
"Il paraît que quand votre tour finit par arriver, c'est comme si le monde s'assombrissait, comme si toutes les lumières s'éteignaient d'un coup. Il paraît que soudain, on n'arrive plus à respirer, on a l'impression de mourir déjà. Il paraît qu'on est paralysé, qu'on ne veut pas faire face - ni attaquer, ni se cacher, juste essayer d'ignorer l'inévitable.
C'est ce qu'on dit. Mais c'est faux."

mercredi 22 octobre 2014

Witch Song d'Amber Argyle — Chronique n°37

Titre : Witch Song
Auteur : Amber Argyle
Genre : Fantasy
Éditions : Lumen
Nombre de pages : 458
Résumé : Dans les profondeurs de la forêt, à l’abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu’elle est une sorcière, une des Gardiennes de la nature qui contrôlent les éléments par la force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l’abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule.




Jeune et sans expérience, elle se retrouve seule dans un pays ravagé par la sécheresse, où se lève le vent de la guerre. Les Chasseurs ne tardent pas à la débusquer, car elle est désormais la dernière. La dernière des sorcières. Avec une seule mission : survivre. Et un seul allié, le Protecteur chargé de l’amener à bon port.
La dernière des sorcières parviendra-t-elle à empêcher leur chant de s’éteindre ? Sous la plume ensorcelante d’Amber Argyle, suivez Brusenna sur les routes d’un monde menacé, dans une quête où ses choix peuvent sauver ou condamner les Hommes !


----------------------------------------------------------------
Livre lu en lecture commune avec Bookish Girl du blog Sous ma Couverture. Elle a adoré ce livre (détectez l'ironie dans mon propos). Son avis par ici...
----------------------------------------------------------------

Argh. Double, triple argh. J'ai eu énormément de mal avec ce livre. Du mal à le commencer, à le continuer, à le terminer. C'est vraiment dommage, j'étais partie très enthousiaste après avoir vu une foule d'avis positifs, voire très positifs...

Par où commencer ?

L'histoire est très lente à se mettre en place. Tout s'éternise, on voit défiler des dizaines de pages sans voir passer tant d'événements que cela. 

Quelque chose qui m'a agacée : à un certain moment, on a des ellipses temporelles toutes les 10 pages ! À la fin, je ne savais plus du tout où j'en étais. Ce tome se déroule sur deux ans, et cela me paraît difficilement vraisemblable. 

Brusenna, l'héroïne, m'a horripilée d'un bout à l'autre du roman. Elle se plaint continuellement, adopte une attitude immature et irréfléchie. Ses choix sont faits sur des coups de tête. Elle refuse d'accorder son amour ou son amitié aux autres de peur qu'ils ne viennent à disparaître ou à la trahir. Elle se trouve laide, inintéressante... En résumé, elle a un comportement de petite fille capricieuse.

Il y a beaucoup, parfois trop, de personnages secondaires. On ne les voit parfois que pendant quelques pages, et il est très difficile de retenir le nom de chacun. Du coup, tous n'étaient pas assez travaillés et me semblaient superficiels. Aucun d'entre eux ne m'a particulièrement touchée...


L'histoire est bien trop répétitive ! Dans une grosse première moitié du livre, la seule intrigue est le voyage de Brusenna, et ses très répétitifs combats contre ses ennemis. Tout stagne, les événements se ressemblent trop entre eux, le tout est très ennuyeux.
Si le livre avait fait 100 pages de moins, je pense que cela n'aurait pu lui être que bénéfique. Il y a des pages et des pages pour raconter des faits sans importance, j'ai failli abandonner ma lecture, ce qui n'arrive pratiquement jamais !

Je n'ai pas vraiment ressenti de suspense dans ce livre. Je n'ai pas été surprise par la fin, à laquelle on s'attend un peu. Il y a peu de rebondissements. Heureusement, vers la fin, l'action est un peu plus mouvementée, il est plus facile de poursuivre sa lecture.


On a l'impression que tout est survolé, abordé seulement en surface. Si seulement cette histoire avait été plus exploitée...


Tout cela est très dommage car l'auteur écrit bien ! Lire Witch Song pourrait être très agréable si seulement il n'y avait pas toutes ces longueurs... Le vocabulaire employé est très riche, et cela pourrait être positif, mais il n'était pas adapté au contexte souvent ordinaire de Witch Song, et ça me semblait un peu pompeux.

J'ai noté la grande imagination de l'auteur : elle a créé un univers et toute une mythologie autour des sorcières qui m'ont bien plu. 

Je voulais également souligner un point qui pourrait paraître dérisoire, mais qui a son importance : le livre-objet est très travaillé, la couverture est jolie... C'est sans doute une des raisons qui m'ont poussée à acheter ce livre.


En temps normal, j'aime beaucoup la fantasy, mais je dois avouer qu'ici, je n'ai pas accroché du tout. C'était presque une corvée de terminer Witch Song, et je le regrette beaucoup. 

Si vous êtes vraiment fan de fantasy et de sorcières, essayez toujours de le lire, ce livre a beaucoup d'avis très positifs sur la blogo ! Je pense qu'il peut quand même plaire à certains.

En bref, une grosse déception, un livre qui aurait pu être très agréable si seulement il y avait moins de longueurs intempestives, de répétitions, et si l'héroïne avait été un peu plus supportable. Le tout n'est pas assez exploité, malgré l'imagination et la plume de l'auteur. Je lirai peut-être la suite, par curiosité...

Note attribuée : 4/10 : je suis vraiment désolée de devoir mettre une telle note, mais je me suis beaucoup ennuyée et les personnages m'ont semblé faux : je n'ai pas du tout accroché à cette histoire qui aurait pourtant pu être passionnante. 

mardi 21 octobre 2014

Vers le bleu de Sabrina Bensalah — Chronique n°36

"Les étoiles ont continué de filer et de tracer de mille feux ma ligne de vie dans le sombre du ciel."

Titre : Vers le bleu
Auteur : Sabrina Bensalah
Éditions : Sarbacane (collection Exprim')
Nombre de pages : 188
Résumé : Coincée dans une caravane entre une mère irresponsable et une petite sœur farfelue, Nel, 18 ans, voudrait fuir sa vie trop étroite. Partir loin, juste après l'élection de la Mini-Miss Camping à laquelle Noush rêve de participer...


Mais rien ne se passera comme prévu, dans la vie "cabossée bizarre" de Nel et Noush. Et tant mieux, au fond : sinon, comment pourraient-elles espérer aller un jour vers le bleu ?

-----------------------------
Tout d'abord, je tiens à remercier les éditions Sarbacane (et en particulier Juliette) pour ce merveilleux envoi !


Vers le bleu, c'est l'histoire de deux sœurs, Ornella, qu'on appelle Nel, 18 ans, et Anoushka, surnommée Noush, 9 ans. Leur situation est plus que difficile : elles vivent dans une caravane en compagnie d'une mère absente et complètement irresponsable. 
Nel, qui a dû renoncer à son année de Terminale et à son bac pour s'occuper de sa sœur, rêve secrètement de s'échapper. Malheureusement, elle est devancée par la Mère (comme l'appelle si bien Nel), qui part sans crier gare, laissant les deux filles seules.

J'ai été très touchée par les deux sœurs. Noush, jeune et insouciante, des rêves plein la tête, qui envahit sa grande sœur sans s'en rendre compte. Et Nel, qui doit faire face à des responsabilités dont on n'a normalement pas à se soucier à son âge, et qui tente de se débrouiller par tous les moyens. Elles s'aiment, s'agacent parfois, mais gardent une complicité unique.
Les autres personnages sont également bien exploités et travaillés : Émilien, Anémone, et tous les autres "habitants permanents" du camping.

La situation précaire de Nel et Noushka, des personnages de fiction, est bien réelle, on en a vraiment conscience tout au long du roman. Cela laisse à réfléchir sur la chance que nous avons d'avoir la certitude de dîner correctement chaque soir, par exemple, ou d'avoir un logement décent.
Il y a également une autre intrigue de fond, à propos des résidences secondaires achetées à prix d'or par des touristes fortunés, qui restent vides dix mois par an, à cause desquelles les prix du marché augmentent et les locaux ne peuvent trouver d'hébergement : encore un fait réel très problématique qu'on oublie souvent.

L'auteur a une plume magnifique. C'est d'autant plus remarquable que la narration est faite à la première personne par Nel, et que le langage utilisé est donc oral et familier... et malgré cela, on sent une certaine élégance dans les tournures de phrase, et surtout, une grande authenticité. Rien ne sonne faux, on a vraiment l'impression que c'est une jeune fille de 18 ans qui s'exprime.

C'est un tout petit livre, même pas 200 pages, qu'on dévore en un rien de temps ! Je l'ai lu d'une traite, complètement... dedans. Il ne peut pas laisser indifférent.
J'ai refermé ce livre avec un grand sourire aux lèvres. Il est plein de bons sentiments, d'amour, et surtout d'espoir. Si je devais résumer Vers le bleu en un mot, ce serait sûrement celui-ci : "espoir". L'espoir qui habite continuellement Nel, et nous, lecteurs, également. 

On rit souvent, dans ce livre. On est attristé, ému, horrifié... Tout ça en 188 pages. Chapeau.

Vers le bleu est une petite bombe d'émotions brutes, un livre qu'on ne s'attend pas à aimer autant. Une chose est sûre, si Sabrina Bensalah écrit un autre roman, je serai la première à me le procurer ! 

En bref, une très belle leçon de vie, avec des personnages émouvants, une magnifique écriture... Un petit roman unique.
Vous ne l'avez pas lu ? Foncez.

Note attribuée : 9,5/10 : pas un coup de cœur, mais vraiment pas loin...


dimanche 19 octobre 2014

La gueule du loup de Marion Brunet — Chronique n°35

"Se jeter en courant dans la gueule du loup, en espérant qu'il fera claquer ses mâchoires un poil trop tard."

Titre : La gueule du loup
Auteur : Marion Brunet
Genre : Thriller
Éditions : Sarbacane (collection Exprim')
Nombre de pages : 229
Résumé : À 18 ans, le bac en poche et des projets plein la tête, Mathilde et Lou partent à Madagascar pour des vacances de rêve, dans « un paysage de carte postale ». Mais le voyage qui s’offre à elles n’aura rien de l’idylle insulaire qu’elles imaginent…

Du monde bruissant des contes de l’enfance aux clameurs froides des ténèbres adultes, les deux amies vivront une expérience terrible – de celles qui laissent des traces pour toujours.


-------------------------------------
Livre lu en Lecture Commune avec Tess, du blog Les Lectures de Tess ! Pour voir son avis, c'est par ici (lien à venir) !
-------------------------------------

Bon. Par où commencer ?

J'ai acheté ce livre après avoir lu une foule d'avis positifs à son sujet. Et je ne suis pas déçue !


Lou et Mathilde sont donc deux adolescentes qui viennent d'obtenir leur bac. Elles sont amies depuis très longtemps, et ce malgré leurs caractères diamétralement opposés : Lou est plus prudente et calme que Mathilde, véritable casse-cou qui ne cherche qu'à s'amuser.
Les deux filles décident de partir un mois à Madagascar, juste toutes les deux... Malheureusement, leur séjour va prendre une tournure... inattendue.

J'ai beaucoup aimé les deux filles, surtout Lou. Elle sont d'une véracité incroyable, on a l'impression de les connaître depuis toujours. Touchantes, faibles souvent, elles font des erreurs qui ne peuvent que susciter notre empathie de lecteur. J'ai également été émue par le personnage de Fanja – ce qui est le but, je pense.

L'histoire est terrible, le suspense reste insoutenable tout au long du roman ! On ne s'attend vraiment pas à une ambiance aussi oppressante, la couverture n'annonce qu'une simple histoire d'amitié. Des thèmes durs sont abordés, tels que le viol. À partir du moment où vous ouvrez ce livre et posez vos yeux sur la première ligne, vous êtes condamnés à le terminer. 
Vraiment, je ne m'attendais pas à cela...

L'action se déroule à Madagascar, et c'était un vrai plaisir de découvrir cette île que je ne connais absolument pas ! On sent que Marion Brunet, l'auteur, a passé du temps là-bas, pour connaître aussi bien sa géographie, ses traditions, même sa langue ! C'était inédit, exotique, et cela rendait le livre encore plus riche !

L'écriture de l'auteur est... splendide. Elle a un vrai don ! Les mots s'enchaînent avec fluidité, passant avec aisance au registre familier, qui permet d'être au plus près des pensées de Mathilde et de Lou. Cette plume magique est la vraie force du roman, celle qui me poussait à tourner les pages, pour connaître la suite...

Le roman reste très court, il se lit très vite, d'autant plus que le rythme est haletant, c'est un vrai thriller... J'ai du mal à trouver les mots pour dire à quel point ce livre est angoissant, la course-poursuite effrayante... On en a presque la chair de poule ! 

Il y a de nombreux rebondissements auxquels on ne s'attend pas toujours. On vit l'histoire aux côtés de ses héroïnes, jusqu'à la fin... 
Je crois que la toute fin m'a un peu moins transportée que le reste du livre. Elle est peut-être trop inattendue et trop ouverte... Mais cela n'a en rien gâché mon enthousiasme à propos de ce livre !


En bref, un livre incroyable, véritablement unique, qui se dévore en un rien de temps et dont on ne ressort pas vraiment indemne ! J'étais presque essoufflée en le refermant, je n'en revenais pas... Il ne s'agit cependant pas d'un coup de cœur, et je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, c'est mon ressenti final... Mais je l'ai vraiment adoré, ce n'est pas passé loin... Lisez-le !

Note attribuée : 9/10 : ce livre est incroyable ! Un thriller unique... 

In My Mailbox [7]

 In My Mailbox


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren, inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie et repris en français par Lilie du blog La bibliothèque de LilieAujourd'hui le récapitulatif des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir.

C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Dernièrement, trois achats, trois emprunts et un SP ont rejoint ma PAL...

Première moitié d'Octobre




Salmacis tome 2 – l'Âme Sœur d'Emmanuelle de Jesus : j'ai été déçue par cette suite. Trop de longueurs, mais une fin captivante ! Ma chronique par ici !
Vers le bleu de Sabrina Bensalah : mon premier service de presse ! *danse de la joie* J'ai vraiment hâte de le lire !
Seuls au monde d'Emmy Laybourne : j'ai l'impression que le monde entier a lu ce livre... Sauf moi. Il est temps de remédier à cela.
Les Fiancés de l'Hiver tome 1 : La Passe-Miroir de Christelle Dabos : toutes les personnes qui ont lu ce livre et m'en ont parlé étaient plus qu'enthousiastes... J'espère qu'il me plaira autant !
Sœurs Sorcières de Jessica Spotswood : je suis curieuse de voir ce que ce livre peut donner. Et puis, j'aime bien les histoires de sorcières !
L'Épreuve livre 1 : Le labyrinthe de James Dashner : avec le film qui est sorti Mercredi dernier, il devient urgent de le lire !
Boys Out ! de Rawia Arroum : Tout le monde parle de ce livre, l'histoire m'attirait énormément, il est lauréat du Tremplin Black Moon, alors j'ai craqué !


Sur ce, bonnes lectures à tous !

— Capucine

mercredi 15 octobre 2014

Cinder de Marissa Meyer – Les Chroniques Lunaires, tome 1 — Chronique n°34

"Ruiner ma vie pour en sauver un million ? Il n'y a pas à hésiter."

Titre : Cinder – Les Chroniques Lunaires tome 1
Auteur : Marissa Meyer
Éditions : PKJ
Genre : Retelling | Science-fiction | Romance
Nombre de pages : 412
Résumé : Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population.
Depuis l'Espace, un peuple sans pitié attend son heure...
Personne n'imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer...

---------------------------------------------

WOUAH. 
Je reste sans voix. 

La première fois que j'ai vu Cinder en librairie, je n'ai pas du tout été sous le charme, et j'ai passé mon chemin. Quelle erreur !

J'aime tout dans ce livre. Il est tellement original, bien écrit, plein d'émotions...

Bien. Reprenons du début.
On pourrait se dire : l'auteure a juste réécrit Cendrillon à sa sauce. Elle ne s'est pas trop embêtée. Mais pas du tout ! L'histoire est unique, passionnante et incroyablement originale pour un retelling (oui, on voit que j'ai aimé...).
Cinder est une jeune mécanicienne (déjà, pas mal niveau originalité), devenue cyborg (mi-humaine, mi-robot) à la suite d'un accident mortel auquel elle a eu beaucoup de chance de survivre. Elle est sous la tutelle de son odieuse belle-mère, Adri. Elle s'entend très mal avec elle, ainsi qu'avec Pearl, sa "sœur" aînée. En revanche, elle entretient une belle amitié avec sa plus jeune sœur, Peony.
Dans le monde de Cinder, une pandémie mortelle, la létumose, se répand à une vitesse incontrôlable. Elle vient d'entrer dans la ville de New-Beijing, dans la Communauté Orientale, où vit Cinder. 
Rapidement, la jeune fille découvre qu'elle a un rôle à jouer dans toute cette histoire...

Je me suis tellement attachée à Cinder ! En soi, ce n'est pas une héroïne exceptionnelle, dans le sens où elle n'a pas de qualités hors du commun, mais je l'ai trouvée terriblement humaine – pas mal, pour une cyborg. Elle m'a touchée, et j'avais vraiment l'impression de la connaître en refermant ce livre. Je me suis sentie un peu seule sans elle.
Le prince Kai m'a beaucoup, beaucoup plu. Et particulièrement ses échanges avec Cinder.
Dommage qu'il n'existe pas. Il aurait fait un excellent mari – pour moi-même, s'entend.

J'ai apprécié les retournements de situation (même si on devine un peu la fin !) qui savaient toujours redonner de l'énergie à l'intrigue.

J'ai tout aimé, d'un bout à l'autre ! J'ai dévoré Cinder en très peu de temps, je n'ai pas vu les pages s'enchaîner... L'auteur écrit vraiment bien, de manière très fluide, on ne peut pas ne pas se laisser entraîner par cette histoire et cet univers. Enfin, je suppose que si, mais ça doit être rare.
J'ai du mal à trouver les mots pour dire à quel point j'ai été captivée. Rares sont les fois où j'ai été dans un roman à ce point : j'étais Cinder ! Bon, pas totalement, parce qu'à certains moments, elle fait de mauvais choix, mais presque.

Quelques passages m'ont même fait rire, ce qui, en fait, est plutôt rare... Pas à gorge déployée, mais tout de même.
Les dernières pages sont géniales, Cinder est différente, elle a évolué tout au long du livre, et même si les choses ne prenaient pas la tournure que j'aurais souhaitée, cela ne me dérangeait pas, tant j'étais captivée et subjuguée par ce que je lisais. 
La fin m'a finalement bien plu, elle laisse envisager beaucoup de choses pour la suite, qui est apparemment tout aussi passionnante ! 

Cinder est un roman original, dynamique, en résumé, excellent (pour reprendre le qualificatif de Bookish Girl !) ! Un énorme coup de cœur, je ne m'attendais pas à être convaincue et transportée à ce point ! Si, comme moi, vous êtes en retard (ce roman est sorti en 2013 !), et que vous ne l'avez pas lu, n'attendez plus, lisez-le !

Note attribuée : comment pourrais-je donner à ce livre une note autre que 10/10 ? Je vous le demande. 


"Kai s'éclaircit la gorge et murmura :
— Vous ne savez pas danser, n'est-ce pas ?
Cinder le dévisagea, prise de vertige.
— Je suis mécanicienne.
Il haussa les sourcils d'un air moqueur.
— Croyez-moi, j'avais remarqué."

"— Avez-vous déjà côtoyé des malades en Europe ? La pandémie était-elle très présente dans votre région ?
— Je n’en sais rien. Je ne me souviens plus de rien avant mon opération.
Il haussa les sourcils. Ses yeux bleus parurent absorber toute la lumière de la pièce.
— Votre opération cybernétique ?
— Non, mon changement de sexe.
Le sourire du médecin s’effaça.
— Je plaisante."

lundi 13 octobre 2014

Partenariat éditions Sarbacane !

Bonjour à tous !

Je vous annonce une grande nouvelle (que vous connaissez déjà si vous avez lu le titre de l'article, mais peu importe) : les éditions Sarbacane m'ont proposé un partenariat ! 
(Et, bien entendu, je l'ai accepté.)

Je les remercie vivement, j'espère que je serai digne de leur confiance !

À bientôt, et encore merci à eux !
– Capucine

Si vous aviez vu ma réaction lorsque j'ai lu le mail...

C'est Lundi, que lisez-vous ? [5]


C'est Lundi, que lisez-vous ?

Rendez-vous créé par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane


Ce que j'ai lu la semaine dernière...



Le Joyau d'Amy Ewing : j'AIME ce livre. J'ADORE ce livre. Je VEUX la suite. Qui ne sortira pas avant un an... Ma chronique enthousiaste par ici !



Salmacis – l'Âme Sœur d'Emmanuelle de Jesus : j'ai été déçue. Dommage, j'avais adoré le premier tome... Ma chronique par ici !


La Résistance – l'histoire de Peter de Gemma Malley : J'ai adoré ce livre, je l'ai même préféré au premier tome ! Ma chronique par ici !

Ce que je suis en train de lire :
Cinder de Marissa Meyer : j'a-do-re. D'ailleurs, au moment où j'écris ces lignes (ou plutôt, où je tape ces lignes... Peu importe), je meurs d'envie d'y retourner. J'ai déjà dépassé la moitié...

Ce que je vais lire ensuite :
Witch Song d'Amber Argyle : vous n'y croyiez plus ? Moi non plus ! Vous ne rêvez pas, je vais enfin finir par le lire ! J'ai lu pas mal d'avis négatifs, et du coup, j'ai un peu de mal à me lancer... Mais je garde espoir !

La gueule du loup de Marion Brunet : Je suis vraiment contente de pouvoir le lire, il a l'air génial...

Mais également...

Pour mon cours de français, j'ai lu le Colonel Chabert de Balzac, je suis en train de lire l'Assommoir de Zola et je vais bientôt lire Pierre et Jean de Maupassant. Je ne sais pas encore si je vais rédiger une chronique pour l'un ou l'autre de ces livres... On verra !



Autre chose encore...

Pssst, écoutez... il y a également une grande nouvelle pour le blog dont je vous ferai bientôt part ! Vous êtes en train de vous creuser la tête pour deviner ?
Ne vous en faites pas, je ne suis pas (trop) cruelle, je ne vous ferai pas mariner longtemps... Vous saurez aujourd'hui ou demain !

Sur ce, bonnes lectures à vous tous et au plaisir de vous voir repasser sur mon humble blog !
– Capucine

samedi 11 octobre 2014

La Résistance de Gemma Malley — Chronique n°33

"Toute beauté comporte sa part d'ombre. Sans l'enfer, il n'y aurait pas de paradis."

Titre : La Résistance – l'histoire de Peter (tome 2)
Auteur : Gemma Malley
Éditions : Naïve
Genre : Dystopie/SF/Romance
Nombre de pages :
Résumé : 
Angleterre, 2150 




La mort n'existe plus. Les hommes vivent à l'ère de la Longévité : pas de morts... mais, pour éviter le surpeuplement, pas de naissances non plus. Peter et Anna ont un point commun : ils n'auraient jamais dû naître. Parce qu'une vie éternelle leur semble contre nature, parce que le système de la Longévité a gâché leur enfance, parce qu'il menace leurs rêves, ils ont décidé d'entrer en lutte. Pour sa suppression.

Au sein du Réseau souterrain, la résistance s'organise : Peter a pour mission d'infiltrer le plus grand des laboratoires, le centre névralgique du système, Pincent Pharma... dirigé par son grand-père, Richard Pincent. Un homme puissant et influent, bien décidé à faire plier les rebelles ; une présence troublante pour Peter : quand les liens du sang s'en mêlent, tout se complique...

-------------------------------------------------------------------

Avertissement : si vous avez été doté d'une paire d'yeux fonctionnant correctement à votre naissance, vous pouvez constater qu'il s'agit d'un second tome. Par conséquent, je vous déconseille vivement de lire cette chronique si vous n'avez pas lu le tome précédent, car elle contient de splendides spoilers. Après, on vit en démocratie, vous faites ce que vous voulez... enfin, tant que ça reste légal.

J'avais adoré le premier tome (même s'il ne s'agissait pas d'un coup de cœur), et c'est donc tout naturellement que j'ai lu cette suite, qui m'a encore plus plu...

Nous retrouvons donc Peter et Anna... Dans ce tome-ci, nous suivons l'histoire la plupart du temps du point de vue de Peter (bien que la narration reste à la troisième personne du singulier), et cela m'a fait un peu peur au départ : après tout, Peter restait un personnage énigmatique et assoiffé de vengeance avec lequel je craignais d'avoir du mal. Mais pas du tout ! En fait, je l'ai largement préféré à Anna. Pour tout.

Peter et Anna ont donc emménagé ensemble dans un petit appartement (les Autorités ayant fait pression pour qu'ils quittent la maison des parents d'Anna) avec le petit frère d'Anna, Ben. Ils sont désormais des Légaux. Seulement, Peter travaille toujours pour le Réseau Souterrain, et se voit confier une mission de la plus haute importance : infiltrer les laboratoires Pincent Pharma (principaux fabricants de la Longévité), dirigés par son grand-père, le terrible Richard Pincent.

Le début est un peu long parfois, j'ai eu du mal à vraiment rentrer dans l'histoire. Mais une fois arrivée à un certain point, je n'ai plus pu me détacher de La Résistance. L'auteur écrit très bien (mieux que dans le premier tome, m'a-t-il semblé), le rythme s'accélère brutalement... Il y a de vrais rebondissements, et à une ou deux reprises, j'étais scotchée. Vraiment !
Maintenant, je meurs d'envie de lire le tome 3... Qui, à en lire le résumé, est le meilleur de tous...

Le plus intéressant était de suivre l'évolution de Peter tout au long du roman. Il a l'impression d'être manipulé par Pincent Pharma d'un côté, et par le Réseau de l'autre...
Il doit faire face à des choix difficiles. J'ai beaucoup aimé le suivre et le découvrir petit à petit, il est très attachant.

Anna est un peu plus en retrait que dans le premier tome, mais on continue tout de même à la suivre de temps à autre. Il y a pas mal de nouveaux personnages secondaires : Jude (mon préféré), Richard Pincent (que j'ai adoré détester), le Dr. Edwards...

C'était très agréable de changer d'univers par rapport au tome 1, qui se déroulait essentiellement à Grange Hall. Cette fois-ci, l'action se déroule plus dans les laboratoires de Pincent Pharma, mais également à l'Extérieur.

Cette suite fait toujours réfléchir à ce qui adviendrait si jamais les hommes avaient accès à la vie éternelle. Et j'en suis toujours dégoûtée (même si je n'ai absolument pas la possibilité de prendre la Longévité) ! La cupidité des Légaux (ceux qui ont accès à la Longévité), leur soif de jeunesse éternelle et leur égoïsme font froid dans le dos...


En bref : Cette suite est meilleure que le premier tome, je suis conquise ! Le début peut cependant être un peu plus long, sans que cela soit insurmontable. 
Note attribuée : 8/10 :  j'ai adoré !

Et un petit détail insignifiant que j'adore dans ce livre (alors que ce n'est pas important du tout) : il y a toujours autant de majuscules partout, comme par exemple les Surplus qui doivent Racheter leur Faute envers Mère Nature et se rendre Utiles, savoir Où est Leur Place... Bref. J'aime bien.

Et pour finir en beauté, une petite citation...

"J'aspire à la vie. A la vraie vie, avec ses joies, ses peines, ses contrariétés et ses plaisirs. Une vie avec une fin, et dont chaque seconde aurait de l'importance. une vie synonyme d'amour, et non de souffrances pour autrui. Car la Longévité ne fait pas grand chose aux gens. Elle les rend esclaves, et elle les détruit."