La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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mardi 24 mai 2016

Les Derniers jours de nos pères de Joël Dicker — Chronique n°201

"— Tu sais pourquoi j'aime bien la guerre?
— Non.
— Parce que, quand ça s'arrêtera, on aura tous une deuxième chance d'exister."


Titre : Les Derniers jours de nos pères
Auteur : Joël Dicker
Éditions : De Fallois
Lu en : français
Genre : Historique
Nombre de pages :  450
Résumé : Londres, 1940. Soucieux de pallier l'anéantissement de l'armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre : créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l'intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu'alors.

Quelques mois plus tard, le jeune Paul-Émile quitte Paris pour Londres dans l'espoir de rejoindre la Résistance. Rapidement recruté par le SOE, il est intégré à un groupe de Français qui deviendront ses compagnons de coeur et d'armes. Entraînés et formés de façon intense aux quatre coins de l'Angleterre, ceux qui passeront la sélection se verront bientôt renvoyés en France occupée pour contribuer à la formation des réseaux de résistance. Mais sur le continent, le contre-espionnage allemand est en état d'alerte...



L'existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-cinq ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l'Angleterre de Churchill.


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J'ai toujours été fascinée par la Seconde Guerre mondiale, et donc par tout ce qui se rapporte à cette période de près ou de loin. J'engloutis ainsi depuis des années un certain nombre de livres qui s'y intéressent... et le dernier en date est Les derniers jours de nos pères, le premier roman de Joël Dicker, que vous connaissez sans doute pour La Vérité sur l'affaire Harry Quebert. Ce fut une lecture plutôt agréable à découvrir, même si je garde quelques réserves.

Ce roman s'intéresse au SOE, une branche des services secrets britanniques créée par Churchill lui-même pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de lutter contre les Allemands par la biais de sabotages, d'opération de renseignement ou d'espionnage... On découvre cette organisation passionnante à travers le destin de Paul-Émile, jeune Parisien recruté par le SOE, et de ses plus fidèles compagnons, qui opèrent à ses côtés, de leur formation à leurs missions les plus périlleuses.

J'ai tout de suite accroché à l'histoire, captivée par la fidèle reconstitution historique réalisée par Joël Dicker. Cet auteur joue avec les points de vue de façon on ne peut plus maîtrisée, nous faisant suivre de nombreux personnages souvent très attachants. Les enjeux de l'intrigue se posent en quelques chapitres à peine, et on se retrouve très facilement entraîné par le destin des protagonistes.

L'écriture de Joël Dicker, souvent louée pour sa fluidité, a certes été un atout pour entrer dans le roman, mais ne m'a pas entièrement convaincue. Loin de moi l'envie de démonter cet auteur très talentueux, disons simplement que j'ai parfois trouvé sa plume assez inégale, hachée, avec des passages très familiers et d'autres exagérément soutenus, trop pesants. 

De plus, j'avoue avoir déchanté en entamant la seconde moitié du roman, pour différentes raisons. Les ficelles se font bien grossières, le côté inégal de l'écriture qui ne me transportait pas vraiment s'intensifie, l'intrigue piétine. Ma lecture est restée rapide et intéressante, mais est devenue moins... enthousiasmante.
Le dénouement a été une autre source de déception pour moi, avec plusieurs coïncidences assez énormes, et un épilogue dont j'attendais réellement autre chose. J'ai refermé ce livre avec un sentiment de pessimisme, de désillusion, alors que j'attendais une bouffée d'espoir. Sans rien dévoiler, disons simplement que j'ai trouvé l'auteur cruel dans certains de ses choix, et à mes yeux, il n'a pas forcément transmis les meilleurs messages possibles.

En bref, un roman très intéressant d'un point de vue historique, qui permet de découvrir un aspect pas forcément parmi les plus connus de la Seconde Guerre mondiale, et qui s'avère pourtant passionnant ! Si certains passages étaient plus poussifs, et le dénouement assez décevant, j'ai tout de même bien apprécié ma lecture.

Note attribuée : 7/10

8 commentaires:

  1. Les points négatifs que tu relèves dans ce roman m'avaient autant dérangée dans ''La vérité sur...''
    Même si le thème m'intéresse ENORMEMENT ( je n'avais pas entendu parler du SOE en inculte que je suis ), j'hésite à entamer ce livre...
    J'entretiens une relation d'amour-haine avec J.Dicker, et désormais, j'ai vraiment peur d'être déçue et de perdre mon temps vu le nombre de pages de ces oeuvres. Affaire à suivre donc.

    Ps : j'ai récemment acheté ''La Part de L'Autre'' grâce à toi ! J'ai hâte d'avoir plus de temps pour m'y plonger, ça a l'air GENIAL !

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    1. D'un point de vue historique, il reste extrêmement intéressant, et je suis heureuse de l'avoir découvert ! Bon, à toi de voir si l'aspect historique prime sur les quelques défauts que nous nous accordons à reconnaître...

      Haaaaa, j'espère qu'il va te plaire ! Je n'en doute pas en tout cas...

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  2. J'aime énormément Joel Dicker et les romans ayant pour fond la seconde guerre mondiale mais je ne suis pas emballée par ce roman et ta critique me conforte dans mon choix.

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    1. Pourtant, si tu aimes Joel Dicker ET la Seconde Guerre mondiale, ce roman a toutes ses chances de te plaire ! À toi de voir ^^

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  3. J'ai La vérité sur l'affaire Harry Québert dans ma PAL. Moi aussi, j'aime lire des romans qui a ce contexte historique ! D'ailleurs, en ce moment, je lis "Elle s'appelait Sarah" :)
    Dommage que plusieurs points t'aient dérangés. Du coup, je n'ai pas tellement envie de le lire :-/

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    1. À toi de voir si tu accroches au style de l'auteur... Mais le cadre historique reste effectivement passionnant !

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  4. Je ne pense pas lire ce livre surtout que je ne suis pas fan des romans abordant les Guerres Mondiales mais j'ai bien aimé découvrir ce livre à travers ta chronique :)

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    1. Haha, je comprends ! Tant mieux alors ^^

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