La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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samedi 14 juillet 2018

Parenthèse - Mes lectures de l'été 2018

Certes. Nous sommes déjà mi-juillet. 
Mais il n'est jamais trop tard pour dresser des listes de livres, alors c'est parti, voici les titres que j'espère que je vais absolument lire d'ici la rentrée ! 

Je vous préviens, c'est éclectique. Mais quand je dis éclectique, c'est éclectique sévère.

Du côté des classiques...



Zola, Nana, Pot-Bouille, Au Bonheur des Dames : parce que j'ai dit que je lirais tous les Rougon-Macquart, et qu'une Capucine n'a qu'une parole. 
Et parce que j'aime Zola. Beaucoup.
Belle du Seigneur d'Albert Cohen : parce que j'ai promis que je le lirais à un adorateur de Cohen qui se reconnaîtra ici, et qu'encore une fois, une Capucine n'a qu'une parole. 
Quatre-vingt-treize de Victor Hugo : parce que j'ai promis que je le lirais en même temps qu'elle à une de mes meilleures amies et... attendez, j'ai comme un sentiment de déjà-vu.
Go Tell It On The Mountain de James Baldwin : parce que je me meurs d'envie de lire cet auteur depuis des mois et qu'il est temps de le faire. 
(Bon, celui-là pour le coup,  je n'ai promis de le lire à personne)

Des contemporains...
Dicker, La Disparition de Stephanie Mailer, parce que j'ai besoin de ma dose estivale de page-turner.
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Non, on se calme, je ne vais pas lire tout ça. Juste un. mais je ne sais pas encore lequel.
N'importe quoi de Stephen King, parce que je n'en ai jamais lu une page et que ce n'est pas décemment possible.
The Sparsholt Affair d'Alan Hollingust : je ne saurais pas rationnellement expliquer pourquoi, mais ce roman m'attire de façon magnétique. Est-ce le décor de l'université d'Oxford, une passion insoupçonnée pour l'île de sa Majesté, pour les romans d'apprentissage, aucune idée, toujours est-il que je veux le lire. 

Quelques titres pour faire semblant d'avoir une culture (parce que la rentrée arrive vite mine de rien)
Popper, La Société Ouverte et ses ennemis : parce qu'il faut bien se conformer au cliché de l'étudiante en science politique que je suis et lire des ouvrages de philosophie politique.
Et parce qu'il a une bonne tête, ce Karl.
Foucault, Histoire de la sexualité tome 1, parce que tout ce que j'ai pu lire de-ci de-là de Foucault m'a enthousiasmée, et que la toute récente parution du quatrième tome de cette Histoire me donne le coup de fouet qu'il fallait pour me lancer.

Hm. A la réflexion, ce n'était peut-être pas la métaphore idéale pour parler de cet ouvrage.
De Beauvoir, Le Deuxième Sexe, parce que c'est terrible, je n'en ai lu que des extraits et jamais le texte intégral, et ça pèse sur ma conscience féministe. 

Sur ce, je vous souhaite de façon extrêmement ponctuelle un très bel été, et d'excellentes vacances si vous avez la chance d'en avoir ! 
Et bien évidemment, cela relèverait du miracle si j'arrivais à lire tous les romans de cette liste. Partons donc sur l'idée que je n'en finirai qu'un sur deux. Principe de réalisme.

3 commentaires:

  1. Effectivement, il faut que tu lises du King !
    Un bel été et de bonnes lectures à toi. Tu as de quoi faire dans des genres variés, c'est top.

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  2. Hmm... Quatrevingt-Treize... Est-ce que ta meilleure amie prépare le Concours de l'ENS ? Parce que, Capucine, ce roman est la torture de mon été. bon j'exagère, relire La Princesse de Clèves m'a fait plaisir, mais je n'ai jamais été transportée par la prose de Hugo que je trouve lourde, redondante, le style est engoncé dans des effets de style peu subtils (je pense qu'à la dixième fois que l'on voit l'antithèse entre l'ombre et la lumière on a envie de faire une séance de spiritisme pour rentrer en contact avec l'esprit d'Hugo et lui dire ''Bon on a compris. C'est même le titre d'un de tes recueils '' (d'ailleurs, il s'adonnait souvent à ce genre de rites pour communiquer avec sa fille) Je dois toutefois reconnaitre son talent de metteur en scène, sa capacité à créer des ''pièces'' d'écriture presque parfaite dans lesquelles il ne néglige aucun aspect sensoriel, et même si de tels chapitres se détachent totalement de la trame narrative, ils y sont pourtant bien reliés. Et bien entendu, on ne peut que s'incliner face à ses talents de latiniste ( et ça plait a la future khâgneuse spécialité Lettres Classiques qui devrait d'ailleurs se mettre à faire sa version de Lysias mais passons)
    Du coup pour me purifier de tant de débauche stylistique, je me suis tournée vers Marguerite Yourcenar. Mémoires d'Hadrien restera un très bon souvenir de lecture. Et je découvre la poésie russe dont je me délecte très très doucement. Il faut prendre le temps avec Mandelstam
    Pot-Bouille est sans doute le Rougon Macquart que j'ai le moins apprécié dans ceux que j'ai lus. Au Bonheur des Dames... c'est mon préféré ! D'ailleurs, j'ai acquis LA COLLECTION COMPLETE des Rougon Macquart dans une édition qui se passe de commentaires et ce pour la modique somme de 10euros dans une vente au profit d'Amnesty Internationale.
    Les livres ''pour faire semblant d'avoir une culture'' m'ont l'air tout à fait cultivateur !
    Je crois que je ne peux plus fuir, le devoir m'appelle, il faut que je retourne aux romans, versions, théoriciens, philosophes, géographes qui sapent (pardon, qui égayent) mes vacances d'été !

    J'espère que tout va bien pour toi à Sciences-Po et que tu t'y épanouis comme une fleur au printemps ( ça fait kitsch, je sais...)

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  3. J'approuve la varieté de tes lectures ;) bon à part ça j'en connais peu... Moi non plus je n'ai jamais lu de Stephen King et il serait plus que temps ! Idem pour Simone de Beauvoir, j'ai hâte d'avoir ton avis sur ce livre !
    Bonnes lectures & bon été !

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