La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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samedi 8 avril 2017

Transférés de Kate Blair - Chronique n°309

Titre : Transférés
Auteure : Kate Blair
Genre : Dystopie
Editions : Michel Lafon
Lu en : français
Nombre de pages : 260
Résumé : Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier transfert. Mais à l’hôpital, Talia sauve une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vit seule avec son grand frère, Galien, dans les ghettos.
Grâce à Galien, Talia découvre l’envers du décor et l’horreur d’un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé.
Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru… y compris son propre père.

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Un grand merci aux éditions Michel Lafon et en particulier à Camille pour cet envoi !

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Livre lu dans le cadre de la meilleure Lecture Commune de la Création avec Allison et Anne-So >liens de leurs chroniques à venir<

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Transférés s'offre comme un roman de dystopie novateur et accrocheur, avec un résumé qui reprend les codes du genre et promet de les réinvestir de façon inventive. Ainsi, que diriez-vous d'une société qui aurait éradiqué la maladie, et l'aurait fait muter d'infection aléatoire à sentence pénale ? 
Pas uniquement du bien, nous sommes d'accord.

Et pourtant, il s'agit du monde dans lequel vit Talia, fille d'un politicien en pleine campagne pour l'investiture en tant que Premier Ministre britannique, qui a le malheur d'être atteinte d'un rhume, une expérience désagréable qui se solde fort heureusement par un simple passage à l'hôpital où l'on lui extraira le virus de son organisme pour le transférer à un criminel qui y aura été condamné.
Seulement, au cours de l'opération, Talia assiste à l'agression d'une petite fille, et la sauve de justesse... mettant le doigt dans un engrenage qui la poussera à remettre en question tout son univers tel qu'elle l'avait vu fonctionner jusqu'alors. Quelle justice, quelle société dans un monde où l'inégalité ravage jusqu'à la santé de ses habitants ? 


Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas - et vous savez par ailleurs que la mayonnaise et moi, cela fait vingt-quatre. Vous savez aussi que je radote. Que je digresse. Bref. 
Dès les tous premiers chapitres, un manque cruel de dynamisme et de piquant se fait sentir. On ne peut rien reprocher de vraiment rédhibitoire, mais disons que ni l'intrigue, ni la plume de l'auteure, ni les personnages ne parviennent à trouver leur substantifique moelle. Le récit ne manque pas de cohérence, mais il n'explicite pas toute l'originalité de son point de départ. 
Tout reste fade, en demi-teinte, balbutiant. 

Les bonnes intuitions de l'auteure sont évidentes, mais elles ne parviennent malheureusement jamais à être mises en valeur. Le format très court, à peine plus de 250 pages, y est sans doute pour quelque chose, bâillonnant dans une certaine mesure l'épanouissement de l'intrigue. Enfin, pour ce qui est des personnages et des thèmes abordés à travers leurs parcours, encore une fois, rien que de très logique et sensé... Mais pas de passion. Les mots ne démangent pas, ne font pas réagir, le tout est en réalité très oubliable. On ne se souviendra hélas pas des noms des protagonistes d'ici quelques semaines... L'idée de mêler politique, éthique et liens familiaux était excellente, mais qu'il est frustrant de la voir se résumer à de simples germes de réflexion !

Un roman honnête et direct aux excellentes intentions, mais qui manque d'équilibre, d'étoffe, de saveur en réalité. L'écriture aurait eu besoin de plus de relief, l'intrigue de surprise, on ne dépasse rien de très classique lorsque l'on a déjà un peu touché au genre. Transférés plaira peut-être à des lecteurs moins aguerris aux ficelles dystopiques, à l'esprit un peu plus frais, mais sans doute pas aux vieux briscards lassés de retrouver des histoires si similaires les unes aux autres. 

Note attribuée: 5/10 : la moyenne pour un roman qui ne parvient pas à dépasser le stade de médiocrité : il n'est ni agréable, ni désagréable à lire. Dommage ! 

5 commentaires:

  1. Mince le résumé donne envie, mais si c'est pas dynamique je ne vais sans doute pas apprécier :/

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    1. Disons que ça peine à trouver son rythme de croisière, et vu qu'il ne fait que 260 pages, c'est un peu gênant... Seule la toute fin est bien gérée, ça ne suffit pas.

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  2. Mince, c'est dommage que tu sois mitigée :/
    Il me tentait beaucoup en plus mais je vais peut-être lui laisser une petite chance.

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    1. Oui, je n'ai pas la science infuse, je pense qu'il peut parfaitement plaire à d'autres que moi :)

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  3. Jolie chronique, dis ! <3 En espérant une future LC sur un livre plus cool !

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